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Un volume de paris sur les élections coréennes atteignant des dizaines de milliards de wons a déclenché la première affaire de jeu en ligne du pays. Au début du mois de juin, de nombreux Coréens ayant parié sur les résultats des élections sur Polymarket ont reçu des convocations de la police pour fournir des déclarations en tant que suspects dans une affaire de jeu en ligne. Personne n’imaginait que parier sur les résultats électoraux via une plateforme crypto deviendrait une affaire pénale. Première du genre en Corée. Il s’agit de la première fois que la police sud-coréenne ouvre une affaire directement contre des utilisateurs de Polymarket, avec la police de la province de Gangwon à la tête de l’enquête, sur ordre du Bureau national de la police. La plateforme est le plus grand marché de prédictions au monde : elle permet aux gens de parier de l’argent réel sur le résultat futur d’un événement, comme un lancer de pièce. Tout fonctionne sur la blockchain, sans intermédiaire. La question est la suivante : si le site n’a pas d’intermédiaire et ne nécessite pas d’identité pour s’inscrire, comment la police a-t-elle pu identifier les utilisateurs ? 🗳️ 3 juin : les élections, le déclencheur Le parti du président Lee Jae-myung a remporté une majorité écrasante lors des élections locales, tandis que Oh Se-hoon, du camp conservateur, a conservé son siège de maire de Séoul. Avant les élections, des milliers de personnes se sont précipitées pour parier sur Polymarket. Sur le seul marché concernant le maire de Séoul, le volume a dépassé 52 millions de dollars, soit environ 1,7 milliard de bahts. 👮 Suivre l’argent jusqu’à la source Bien que Polymarket n’ait pas d’intermédiaire, la majorité des Coréens ont déposé des fonds pour jouer via des échanges locaux de crypto-monnaies, qui ont tous effectué une vérification KYC (Know Your Customer). La police a donc pu tracer les flux financiers depuis les plateformes coréennes jusqu’à Polymarket, puis identifier les utilisateurs un par un en analysant les montants transférés et la fréquence des paris, avant d’émettre des convocations correspondantes. ⚖️ Les accusations et les peines encourues Les personnes concernées sont accusées selon l’article 246, qui couvre le jeu et les activités de jeu illégales. La peine maximale est une amende de 10 millions de wons, soit environ 214 000 bahts. La police de Gangwon prépare actuellement le dossier à transmettre au parquet avec une recommandation de poursuite une fois l’enquête terminée. La Corée applique une réglementation stricte car la loi n’autorise qu’un seul type de pari légal : Sports Toto, le seul opérateur sportif agréé par l’État. Tout le reste est illégal. 🌏 Pas seulement en Corée Actuellement, plus de 30 pays interdisent ou limitent l’accès à Polymarket, notamment la France, Singapour, l’Argentine et la Thaïlande. Taïwan va plus loin : elle a déjà arrêté 17 personnes ayant parié sur les résultats de l’élection présidentielle. En Corée, le site reste accessible normalement, et les autorités régulatrices examinent encore s’il faut ou non le bloquer. Les véritables victimes ne sont pas la plateforme, mais les particuliers qui voulaient simplement prédire le vainqueur. Beaucoup pensaient que jouer sur une plateforme sans intermédiaire les rendait anonymes, oubliant que les fonds qu’ils ont déposés ont transité par des échanges qui connaissent déjà leur identité. On-chain ne signifie pas anonyme. Ce qui se passe en Corée n’est donc pas nouveau : cette fois-ci, la cible est les joueurs eux-mêmes, et non seulement le site web. Les opinions au sein de la communauté sont clairement divisées (résumé des tendances générales, pas des citations textuelles). D’un côté, certains estiment que la police va trop loin : Polymarket est un outil pour mesurer les attentes du marché, pas un casino. Pourquoi poursuivre des particuliers qui se contentent de prédire les résultats électoraux, alors que le site reste toujours accessible ?De l'autre côté, on affirme qu'il est approprié d'engager de l'argent réel sur des résultats qui n'ont pas encore eu lieu : c'est du jeu d'argent. Introduire la blockchain ne change pas sa nature fondamentale. Les lois coréennes sur les jeux d'argent sont strictes, et tout le monde le sait déjà : en jouant, vous assumez vous-même les risques. Cette affaire n'est pas terminée : il faut attendre de voir si le procureur décidera effectivement de poursuivre, et si le tribunal considérera la plateforme de prévision décentralisée comme un jeu d'argent. Ce jugement pourrait devenir une référence pour de nombreux autres pays. Suivez la suite. Et pour vous, Polymarket est-il un outil pour lire l'avenir grâce à de l'argent réel, ou simplement un casino déguisé ? ⚠️ Cet article fournit des informations journalistiques, et non des conseils en investissement ni une incitation à parier. L'utilisation de plateformes de paris non autorisées peut être illégale dans certains pays. Veuillez consulter la législation en vigueur avant de prendre toute décision. #BitcoinAddict #Polymarket #PredictionMarket

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