Lorsque les gens parlent de cryptomonnaies, beaucoup supposent à tort que des caractéristiques comme la décentralisation, la résistance au contrôle et l’anonymat sont des fonctionnalités presque automatiques de l’ensemble du marché. Mais dès que l’on commence à dévoiler les couches, la réalité est très différente de la manière dont elle est généralement présentée par les médias et les réseaux sociaux. Plus on regarde de près, plus il devient évident que la « crypto » n’a jamais été une entité unique, et le bitcoin en est l’un des exemples les plus clairs de cette confusion. Le bitcoin n’a jamais été véritablement anonyme, comme beaucoup l’imaginent. Il ne porte qu’une coquille pseudonyme, tandis qu’en dessous, il s’agit toujours d’un registre public où chaque transaction reste visible, en attente d’un seul lien d’identité exposé pour remonter toute la chaîne jusqu’à la lumière. Une adresse wallet ne portant pas de nom réel ne signifie pas que la personne derrière celle-ci a disparu. Dès qu’elle entre en contact avec une procédure KYC, des relevés de paiement ou tout autre point où l’identité fuit, l’ensemble du flux de fonds peut commencer à se reconstituer. Autrement dit, le BTC correspond bien mieux à un actif public, rare et vérifiable qu’à un outil permettant de disparaître, comme beaucoup le supposent encore. Cette confusion n’est pas accidentelle. Les médias et les plateformes sociales regroupent souvent tout sous des étiquettes larges comme « devise virtuelle » ou « crypto », puis laissent les gens supposer que si quelque chose est crypto, il doit naturellement être anonyme aussi. Cette manière de raconter l’histoire est paresseuse, pratique et utile pour des récits plus faciles à vendre que la réalité technique. Elle brouille aussi une distinction importante : certaines cryptomonnaies sont adoptées parce qu’elles sont transparentes et plus faciles à intégrer dans le système, tandis que d’autres existent principalement parce qu’elles résistent à cette capacité d’être observées. Monero se situe de l’autre côté de cette division. Si le BTC est plus proche de l’or numérique, alors le XMR ressemble davantage à une forme de monnaie numérique privée. Monero a été conçu pour cacher exactement ce que le bitcoin expose : l’expéditeur, le destinataire et le montant, grâce à des mécanismes tels que les signatures en anneau, les adresses stealth et le RingCT. C’est pourquoi son attrait ne vient pas d’être clairement visible, mais d’être plus difficile à étiqueter, plus difficile à tracer en arrière et plus difficile à relier à une identité réelle spécifique. En pratique, certains utilisateurs transfèrent des fonds depuis des actifs transparents comme le BTC ou le USDT vers le XMR, puis reviennent plus tard vers des actifs plus courants à différents moments, dans le but d’obscurcir le lien entre identité et historique des transactions. C’est aussi pourquoi le XMR est considéré avec beaucoup plus de prudence par le système dominant. Le BTC est plus facile à accepter pour les grands marchés, les grands fonds et les structures réglementaires axées sur la surveillance, car il fonctionne confortablement à la lumière. Le XMR est l’opposé : il protège la vie privée d’une manière qui met mal à l’aise les systèmes de contrôle. Mais mal à l’aise ne signifie pas sans pertinence. À l’heure actuelle, Monero maintient toujours un volume de trading sur 24 heures d’environ 110 millions de dollars, ce qui suffit à montrer que la demande pour un actif axé sur la confidentialité n’a pas disparu, même s’il continue d’occuper une place que le système dominant trouve difficile à accepter pleinement. La plus grande erreur n’est donc pas de privilégier le BTC ou le XMR. C’est de supposer qu’ils remplissent le même rôle. L’un est un actif public du monde numérique. L’autre est une réponse humaine à un monde qui est observé bien trop étroitement. #CryptoPrivacy #Monero $BTC $XMR

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