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Avril en pause, juin en action : l’incertitude est désormais le principal moteur de la politique de la BCE Mon interprétation : la BCE ne semble pas confuse. Elle semble une banque centrale qui valorise l’option d’attendre tandis que le choc lui-même est encore en cours d’écriture en temps réel. Les marchés anticipent aucune décision le 29-30 avril, mais environ un plein mouvement de 25 pb est toujours pris en compte pour juin. Ce n’est pas une contradiction. C’est le marché qui admet que la réunion d’avril pourrait se produire avant que les preuves ne soient disponibles, tandis que juin pourrait intervenir après que suffisamment de transmission se soit manifestée pour avoir un impact. La phrase de Nagel sur « l’opacité, la brume » est révélatrice. Lorsqu’un décideur affirme que les données arrivent quotidiennement sous forme d’actualités, il signifie que l’entrée pertinente n’est plus seulement constituée des publications prévues ; elle inclut désormais chaque headline de l’Ormuz, chaque fluctuation du pétrole, chaque signe indiquant qu’un choc énergétique s’estompe ou s’infiltre progressivement dans les comportements de tarification plus larges. Pourquoi la BCE attend La position de mars était claire : maintenir le taux de dépôt à 2,0 %, rester dépendant des données, décider réunion après réunion, et ne pas s’engager à l’avance. C’est ce qu’une banque centrale fait lorsque la distribution compte plus que la prévision ponctuelle. L’inflation de mars a effectivement bondi à 2,6 % contre 1,9 %, principalement en raison de l’énergie. Mais une hausse énergétique n’est pas équivalente à une inflation secondaire durable, ce qui justifie un maintien en avril même si juin reste ouvert. Le vrai risque La métaphore de Kazaks sur « le gâteau en couches de chocs » est pertinente. Les chocs empilés sont là où les prévisions linéaires échouent : le pétrole devient transport, le transport devient coûts alimentaires et industriels, et la vraie question devient alors si les entreprises et les travailleurs commencent à intérioriser un nouveau régime inflationniste. C’est aussi pourquoi la déclaration de Lagarde à la fin de mars est cruciale. Même un dépassement temporaire peut justifier une réponse mesurée si l’inaction rend la fonction de réaction incohérente. L’optionnalité n’est pas accommodante ; c’est une manière de préserver la crédibilité sans se coincer dans un chemin prédéfini. Bilan : la nouvelle réalité de la BCE n’est pas la confusion, mais une politique sous incertitude radicale. Dans ce contexte, attendre n’est pas une faiblesse. C’est la stratégie qui préserve la capacité à agir rapidement une fois que le brouillard se transforme en signal.

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