DeepSeek va bientôt lancer un nouveau modèle, mais son avancement a été ralenti en raison d’adaptations approfondies avec les infrastructures de calcul de Huawei. On dit que l’inférence et l’entraînement seront entièrement exécutés sur des puces Huawei. Si cela se concrétise, le scénario que Jensen Huang redoute le plus deviendra réalité. Il a mentionné récemment dans une interview avec Dwarkesh Patel : « Si, un jour, un modèle de la taille de DeepSeek est d’abord publié sur des puces Huawei, ce sera un résultat terrifiant pour notre pays. » Ce « jour-là » pourrait être tout proche. La logique de Jensen Huang contre les restrictions d’exportation de puces est simple (bien que je pense qu’il cherche toujours à gagner de l’argent en Chine, le plus grand marché hors États-Unis) : 1. La puissance de calcul en Chine est déjà suffisante. L’entraînement de l’IA est un problème de calcul parallèle : ce qu’une seule H100 peut accomplir, un ensemble de puces 7 nm peut aussi le faire. La Chine dispose d’une capacité de production 7 nm massive et d’énergie bon marché. Le modèle Mythos d’Anthropic a été entraîné sur une « échelle de calcul relativement ordinaire », une capacité déjà largement disponible en Chine. Cela prouve que la Chine possède déjà suffisamment de puissance pour entraîner les modèles les plus avancés. Le chiffre d’affaires de Huawei en 2025 s’élève à 880,9 milliards de yuans, avec des millions de puces livrées. 2. L’algorithme détermine davantage la limite supérieure que la puissance de calcul. La Chine compte plus de 50 % des chercheurs en IA au monde. Regardez les laboratoires d’IA les plus prestigieux : la majorité des chercheurs sont d’origine chinoise. DeepSeek n’est pas le résultat d’un simple empilement de cartes, mais d’une avancée algorithmique. La puissance de calcul définit le bas, l’algorithme définit le haut. Le coût d’entraînement des modèles chinois est inférieur à un dixième de celui des États-Unis ; les coûts d’électricité des centres de calcul chinois ne représentent que la moitié de ceux aux États-Unis. Ainsi, les prix actuels des API des modèles chinois ne sont pas pratiqués à perte — leur marge bénéficiaire pourrait même être comparable à celle des États-Unis. Mais si les performances des modèles chinois égalent celles des États-Unis, tout en coûtant un cinquième, ce serait le cauchemar absolu. C’est comme si les produits manufacturés chinois avaient la même qualité que les produits américains, mais un coût inférieur à un tiers — la réponse est évidente : les utilisateurs voteront avec leurs dollars. 3. Les interdictions ont en réalité pour effet de renforcer l’écosystème de Huawei. Impossible d’acheter des puces NVIDIA → on doit utiliser des puces nationales → les logiciels s’adaptent aux puces nationales → les puces Huawei deviennent de plus en plus performantes → même si les interdictions sont levées, les clients ne reviendront peut-être pas. La Chine représente 40 % du marché technologique mondial ; renoncer volontairement à ce marché n’est pas une protection, c’est une auto-mutilation. Les propos exacts de Jensen Huang : « Si, un jour, les modèles d’IA fonctionnent le mieux sur une pile technologique autre que la nôtre, ce sera le cauchemar américain. » Alors quoi ? La barrière protectrice du secteur des puces ne réside pas seulement dans le leadership technologique, mais dans le verrouillage écosystémique. Lorsque les clients écrivent du code autour de votre architecture, votre barrière devient plus profonde. Lorsque les clients sont contraints de migrer vers une autre architecture, votre barrière s’effondre. La Chine a mis trois ans pour effectuer cette migration ; on peut prévoir qu’elle y parviendra bientôt. Si DeepSeek réussit à valider une chaîne complète — entraînement et inférence — sur des puces Huawei, cela signifiera que l’écosystème chinois d’IA aura, pour la première fois, mis en œuvre une pile technologique entièrement indépendante de NVIDIA. Les difficultés rencontrées par DeepSeek et les puces Huawei pourront être réutilisées par d’autres modèles open source chinois et par d’autres puces nationales ; tout l’écosystème associé suivra naturellement — il ne faudra peut-être pas trois ans pour rattraper l’écosystème américain actuel. Je trouve cette analyse très convaincante. Le développement d’Internet en Chine a été rendu possible précisément grâce au Grand Firewall : sans lui, la Chine serait aujourd’hui dominée par les produits Internet américains, et son propre secteur Internet n’aurait probablement jamais connu cet espace de croissance. Aujourd’hui, la Chine ne cherche pas à rattraper — elle se sépare. Ce que Jensen Huang voit, ce n’est pas la Chine qui suit — c’est la Chine qui crée un nouveau système. Et les interdictions sont précisément ce qui l’a poussée sur cette voie.

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