
[Découvrez N1Chain. #9 - Oracle] J'ai déjà écrit sur TCGX de N1, mais ce qui me préoccupait vraiment, c'était ceci : « Comment peut-on attribuer un seul prix à des cartes à jouer, comme des cartes de collection ? » Pour le BTC ou l'ETH, les prix en temps réel varient selon les échanges et les volumes sont élevés. Mais les cartes comme celles de Pokémon sont complètement différentes. Certaines cartes ne sont pas échangées fréquemment, le prix varie selon l’état ou la version de la même carte, et même si quelqu’un vend une carte rare à un prix anormal, cela ne signifie pas que tout le marché monte. Ainsi, créer un Perp pour ce type de marché repose essentiellement sur la conception d’un Oracle. La manière dont N1 a conçu TCGX est plus réfléchie qu’on ne le pensait. Au lieu d’inclure n’importe quelle carte, ils ont sélectionné 160 cartes dont les données de prix sont mises à jour fréquemment et dont les variations de prix sont suffisamment observables. La répartition est la suivante : Pokémon : 48 cartes Magic : 80 cartes One Piece : 16 cartes Lorcana : 16 cartes Mais ils n’ont pas réparti les poids selon le nombre de cartes. Sinon, Magic représenterait la moitié de l’indice uniquement parce qu’il y a plus de cartes. Les poids réels de l’indice sont donc définis séparément : Pokémon : 45 % Magic : 42 % One Piece : 11 % Lorcana : 2 % Ce qui m’a le plus intéressé, c’est la manière dont ils traitent les prix anormaux. Si une seule carte soudainement double ou triple de prix, et que TCGX suit ce mouvement, cela créerait évidemment un problème. N1 utilise donc une méthode appelée Huber estimator pour limiter l’influence des prix trop éloignés de la moyenne. Lors d’un test où les 160 cartes avaient un poids égal, lorsqu’une carte a vu son prix multiplier par 10 : - avec une moyenne logarithmique classique, l’indice bougeait d’environ 1,45 % ; - avec la méthode de N1, il n’a bougé que d’environ 0,50 %. Inversement, si tout le marché des cartes augmente de 5 %, l’indice suit exactement cette hausse. Autrement dit : le mouvement global du marché est bien reflété, mais un seul prix anormal ne peut pas dominer l’ensemble du marché. En voyant cela, on commence à comprendre pourquoi Discovery Markets ne se limite pas à un simple « listing d’actifs étranges ». Ce qui est le plus essentiel pour transformer des actifs auparavant difficiles à négocier en Perp, ce n’est ni l’interface utilisateur, ni la levier, mais la création d’un prix fiable. Peu importe que TCGX réussisse ou non, si N1 prévoit de continuer à créer des marchés auparavant « non négociables », cette technologie d’Oracle personnalisée deviendra un fondement crucial.

