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Le tarif de 10 % de Trump expire le 24 juillet — et la prime d’incertitude revient. Les cinq derniers mois n’ont pas été une normalisation ; ce fut une pause de 150 jours. Les marchés observent si le taux moyen de tarifs va finir par passer d’environ 11 % à 17 %, mais ce n’est là que le risque de premier ordre. Le problème plus important est le retour d’un cadre réglementaire corporate que l’on ne peut plus faire confiance. La voie juridique a changé La Cour suprême a invalidé la majeure partie du régime tarifaire du deuxième mandat de Trump en février, estimant que la loi d’urgence utilisée par l’administration ne légitimait pas les tarifs. Trump a comblé ce vide avec une surtaxe de 10 % en vertu de la Section 122, offrant aux entreprises cinq mois avec au moins un chiffre sur lequel elles pouvaient modéliser. Désormais, l’administration devrait reconstruire ce régime via la Section 301, qui exige davantage de procédures mais permet de maintenir des tarifs en place indéfiniment. L’USTR a déjà proposé des taux de 10 % ou 12,5 % pour 60 économies à travers ses enquêtes sur le travail forcé, avec un paquet potentiel couvrant 99 % du commerce américain. La structure finale dépend encore du rapport de l’USTR, des directives de mise en œuvre et des décisions concernant plus de 1 500 commentaires d’entreprises demandant des allégements. C’est là que commence le risque pour les marchés. L’incertitude est le tarif caché Un droit fixe est une hypothèse de marge. Un cadre changeant est un problème d’allocation de capital. Les équipes de direction peuvent répondre à un tarif connu en augmentant les prix, en changeant de fournisseurs, en absorbant les coûts ou en repensant leurs produits. Elles ne peuvent pas garantir avec confiance une usine, un accord d’approvisionnement à long terme ou un objectif de marge pluriannuel lorsque les taux par pays, les exemptions et les autorités juridiques peuvent changer dans un trimestre. Cette incertitude frappe avant même le tarif lui-même, via des anticipations d’inventaire, des contrats plus courts, un report des investissements, une augmentation du besoin en fonds de roulement et une fourchette de résultats plus large. On peut se couvrir contre les devises, les frais de transport et certains produits de base. On ne peut pas se couvrir proprement contre un cadre réglementaire qui est réécrit en cours de trimestre. Les détaillants et fabricants fortement dépendants des importations restent les plus exposés, mais les dommages sont plus larges car une moindre confiance dans la planification rend les estimations futures moins fiables sur toute la chaîne d’approvisionnement. Les actions pourraient initialement ignorer la chose si les nouveaux tarifs de remplacement se situent près du tarif expirant de 10 %. Ce serait une lecture trop étroite. Le vrai risque réside dans une accumulation d’actions sous la Section 301, de pressions bilatérales et d’enquêtes futures qui réinitialisent à plusieurs reprises les hypothèses sous-jacentes aux modèles de résultats. En résumé : un régime tarifaire stable à 17 % serait coûteux mais modélisable, tandis qu’un régime imprévisible mérite une réduction plus importante des résultats et un multiple plus faible.

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