TL;DR:
- Le bitcoin n'est pas un actif d'investissement autorisé pour Vancouver en vertu de la Vancouver Charter et de la Municipal Finance Authority Act de la Colombie-Britannique.
- Le maire Ken Sim a proposé en 2024 d'ajouter du bitcoin aux réserves de la ville comme couverture contre l'inflation ; le conseil a approuvé la motion avec six voix pour.
- Les responsables ont laissé ouverte la possibilité que Vancouver accepte les paiements en BTC pour les impôts ou les frais, à condition qu'ils soient immédiatement convertis en dollars canadiens.
La proposition du maire de Vancouver d'investir les réserves municipales dans Bitcoin a rencontré un obstacle juridique avant d'atteindre une décision formelle du conseil. Un rapport préparé par les fonctionnaires de la ville, dirigé par Colin Knight, directeur général du Département des finances et de la gestion de la chaîne d'approvisionnement, a conclu que le BTC n'est pas un investissement autorisé selon la Vancouver Charter.
Le document recommande de mettre de côté la motion de 2024 par laquelle le maire Ken Sim a cherché à faire de Vancouver une « ville favorable au bitcoin ». La proposition avait été approuvée par le conseil avec six voix pour et deux contre.
L'article 201 de la Vancouver Charter limite les investissements des fonds municipaux inactifs à un ensemble restreint d'instruments : des titres du gouvernement fédéral ou provincial, des obligations garanties par l'État, des dettes municipales, des investissements garantis par des banques, des dépôts dans des caisses populaires et certains véhicules d'investissement regroupés.
La Loi sur l'Autorité de financement municipal de la Colombie-Britannique complète ce cadre, en limitant les actifs éligibles aux obligations, débentures, certificats de dépôt et lettres de change. Les actions, les matières premières et les cryptomonnaies sont expressément exclues du dispositif.

Un seul chemin reste ouvert pour le bitcoin : les paiements d'impôts et de frais
L'initiative de Sim est née en partie en réponse aux préoccupations concernant la perte de pouvoir d'achat des fonds publics. La motion originale soutenait que le bitcoin, avec son offre fixe de 21 millions d'unités, pourrait servir de couverture contre l'inflation et la dévaluation monétaire. Toutefois, cet argument a perdu de sa crédibilité en raison de la volatilité du marché : le BTC a chuté d'environ 50 % depuis son pic d'octobre 2025, lorsqu'il avait dépassé 126 000 $, pour revenir aux niveaux de fin 2024.
Un point mineur reste en suspens : savoir si Vancouver pourrait accepter le bitcoin comme moyen de paiement pour les impôts ou les frais, à condition qu'il soit immédiatement converti en dollars canadiens. La charte régit la manière dont les fonds sont investis, mais pas nécessairement le traitement des paiements, ce qui laisse cette piste ouverte.

