Le taux de chômage aux États-Unis est tombé à 4,1 % en juillet 2026, contre 4,2 % en juin. Ce taux n’a pas baissé parce que plus de personnes ont trouvé un emploi, mais parce que 264 000 personnes ont cessé de chercher du travail, réduisant la population active civile à 169,094 million. Lorsque les personnes quittent entièrement le marché du travail, elles ne sont plus comptées comme « chômeuses », et le chiffre global s’améliore automatiquement.
Les chiffres derrière le chiffre
Les rémunérations hors agriculture ont en réalité diminué de 23 000. Les chiffres de l'emploi des mois précédents ont également été révisés à la baisse d'un total de 103 000, ce qui signifie que le marché du travail était plus faible que ce que l'on pensait avant la publication de ce rapport.
Le taux de participation de la population active est tombé à 61,4 %, son niveau le plus bas depuis février 2021. La catégorie « hors population active » a bondi à un record de 105,8 millions de personnes, dépassant les sommets atteints pendant la Grande Récession et au plus fort de la pandémie de COVID-19.
Dans les données de juillet, la population active a diminué de 87 000 personnes, tandis que le nombre de chômeurs a reculé de 178 000. Avant 2026, la participation à la force de travail s'était stabilisée dans une fourchette étroite de 62,4 % à 62,7 % du début de 2023 à la fin de 2025. Le rythme de déclin depuis lors — environ 0,9 point de pourcentage depuis la fin de 2025 — représente une accélération marquée par rapport à cette base.
Qui part, et pourquoi cela compte
L'analyse de la Réserve fédérale de Saint-Louis et d'autres chercheurs révèle un schéma préoccupant : la participation des travailleurs en âge actif, âgés de 25 à 54 ans, a fortement diminué, tout comme celle du groupe âgé de 55 à 64 ans. Cette contraction s'est produite en dehors de conditions récessives, ce qui est historiquement inhabituel.
Les chercheurs ont également signalé un schéma plus large de baisse de la fluidité du marché du travail. Les taux d'embauche sont faibles. Les taux de démission sont faibles. Les taux de licenciement sont faibles. Les travailleurs sans diplôme universitaire sont sur-représentés parmi ceux qui quittent la force de travail, une tendance qui précède la pandémie mais qui s'est accélérée depuis.
Ce que cela signifie pour les marchés et la Fed
La Réserve fédérale fait désormais face à un défi d'interprétation. Le taux de chômage global de 4,1 % semble suffisamment sain. Mais la composition de ce chiffre — due à une contraction de la main-d'œuvre plutôt qu'à une création d'emplois — suggère que l'économie est plus faible que ne le laisse supposer le chiffre global. Un taux de chômage de 4,1 % fondé sur une main-d'œuvre en réduction est fondamentalement différent d'un taux soutenu par une forte embauche.
