Le représentant américain au commerce vient d'avertir la Chine. Jamieson Greer a déclaré que le président Trump se verra présenter un éventail d'options pour faire face à la surcapacité industrielle chinoise, sous réserve que les enquêtes en cours confirment que la production excédentaire se répercute sur les marchés d'exportation et déforme le commerce mondial.
Le problème de surcapacité, expliqué
Les investissements soutenus par l’État ont alimenté d’immenses extensions de production dans des secteurs tels que l’acier, l’aluminium et les technologies d’énergie propre. Le problème est que la demande intérieure en Chine n’a pas suivi le rythme de cette production massive, et le surplus s’écoule sur les marchés mondiaux à des prix qui concurrencent les concurrents ne bénéficiant pas du même niveau de subventions gouvernementales.
Le kit d'outils américain pour faire face à ces pratiques comprend des tarifs, des contrôles à l'exportation et des campagnes de pression coordonnées avec les nations alliées. Les administrations Trump et Biden ont utilisé ces leviers, bien qu'avec des emphases stratégiques différentes.
Un cadre basé sur les risques semblerait émerger, visant à classer les importations chinoises en trois niveaux : risque élevé, moyen et faible. La classification prendrait en compte des facteurs tels que la gravité de la surcapacité et les implications pour la sécurité nationale.
Une tendance plus large de désaccord
Le premier mandat de l'administration Trump a introduit des tarifs généralisés sur les produits chinois. L'administration Biden a largement maintenu ces tarifs et y a ajouté des contrôles à l'exportation agressifs ciblant les technologies de semi-conducteurs avancés.
Les analystes ont souligné que la coordination entre les États-Unis et l'UE concernant les réponses tarifaires à la surcapacité chinoise a été inégale. Bruxelles a mené ses propres enquêtes anti-subventions, en ciblant particulièrement les véhicules électriques chinois, mais le calendrier et la portée des réponses transatlantiques n'ont pas toujours été alignés.
Ce que cela signifie pour les investisseurs
Les secteurs les plus exposés à la surcapacité chinoise, notamment l’acier, l’aluminium et la fabrication d’énergies propres, sont ceux à surveiller en priorité. Le volet énergie propre mérite particulièrement une attention soutenue, car les panneaux solaires, les batteries et les composants de véhicules électriques sont des domaines où la capacité de production chinoise dépasse largement la demande domestique. Tout cadre hiérarchisé classant ces produits comme à haut risque pourrait redéfinir l’économie de la transition énergétique aux États-Unis.
La déclaration de Greer selon laquelle des options seront présentées au président signifie que les décisions n'ont pas encore été prises. Les enquêtes doivent encore produire des conclusions, ces conclusions doivent survivre aux débats internes, et toute politique résultante doit franchir les obstacles juridiques et procéduraux.
