Le Trésor américain a laissé expirer, le 17 juillet, la déclaration d'état d'urgence national liée à Hong Kong, supprimant discrètement les sanctions contre neuf responsables liés à la répression de Pékin contre l'autonomie de la ville. Cette décision est intervenue environ deux mois après la réunion entre le président Trump et le président chinois Xi Jinping en mai, suscitant des critiques qui posent une question précise : pourquoi une administration qui accuse bruyamment la Chine de s'ingérer dans les élections adopte-t-elle une position plus douce envers ceux qui ont démantelé les institutions démocratiques de Hong Kong ?
Qu'est-ce qui s'est réellement passé
L'ordonnance exécutive 13936, signée par Trump lui-même pendant son premier mandat le 14 juillet 2020, a déclaré une urgence nationale en réponse à l'imposition par Pékin de sa loi sur la sécurité nationale à Hong Kong. Cette déclaration d'urgence a servi de fondement juridique à la sanction des responsables ayant participé à l'érosion de l'autonomie de Hong Kong.
Entre 2020 et 2025, les États-Unis ont imposé six rounds de sanctions ciblant au total 48 fonctionnaires. L'expiration de la déclaration d'urgence le 17 juillet 2026 a spécifiquement supprimé neuf de ces individus des listes de sanctions de l'OFAC du Trésor.
Pour être clair sur ce que ce n’est pas : les privilèges économiques et commerciaux spéciaux de Hong Kong, qui ont été révoqués séparément, n’ont pas été rétablis. Les restrictions prévues par la Hong Kong Autonomy Act de 2020 restent également en vigueur pour d’autres personnes sanctionnées.
Mais les critiques considèrent même le scalpel comme trop généreux. Le timing, quelques semaines seulement après le sommet Trump-Xi, suggère qu'il s'agissait d'une concession diplomatique. Le cadre présenté par le New York Post résume parfaitement la tension : une administration qui dénonce violemment l'ingérence chinoise dans la politique américaine assouplit simultanément les sanctions contre des responsables ayant réprimé les libertés civiles à Hong Kong.
Pourquoi les traders de crypto-devraient prêter attention
Hong Kong mène une stratégie délibérée pour devenir la capitale asiatique réglementée de la crypto-monnaie. La ville a lancé son régime de licence pour les plateformes de négociation d'actifs virtuels en 2023, approuvé des ETF spot sur bitcoin et Ether en 2024, et attire les capitaux institutionnels grâce à un cadre réglementaire qui contraste fortement avec l'interdiction totale des crypto-monnaies en Chine continentale.
Le jeu d'échecs géopolitique
La décision a suivi une réunion du 14 mai 2026 entre le président Trump et le président chinois Xi Jinping, largement perçue comme une tentative de stabiliser les relations. Si le Congrès s'oppose vigoureusement à l'expiration des sanctions, ce que plusieurs législateurs ont déjà indiqué être possible, cela pourrait entraîner l'adoption d'une nouvelle législation encore plus restrictive que l'ordonnance exécutive expirée.
