Un groupe de législateurs américains pousse l’administration Trump à fermer ce qu’ils décrivent comme une faille dans les contrôles à l’exportation de semi-conducteurs, une faille qui permettrait supposément à des entreprises chinoises comme Huawei d’accéder à des puces AI avancées via des fabricants intermédiaires. Le hic : l’agence clé chargée de faire appliquer ces contrôles affirme que cette faille n’existe pas.
Le prétendu manque dans les contrôles à l'exportation de puces
La préoccupation principale porte sur la manière dont les entreprises technologiques chinoises obtiendraient des semi-conducteurs avancés essentiels au développement de l'intelligence artificielle. Les législateurs allèguent que des entreprises comme Huawei contournent les restrictions américaines en acheminant leurs commandes via des entreprises intermédiaires, notamment de grands fondeurs comme TSMC et Samsung Electronics.
Les membres du Congrès qui ont aidé à élaborer ces règles d'exportation affirment désormais que les réglementations qu'ils ont mises en place ne sont pas appliquées avec suffisamment de rigueur. Ils souhaitent que l'administration resserre le cadre et garantisse que les canaux intermédiaires ne puissent pas servir de contournements pratiques.
L'agence américaine non nommée au cœur de ce litige a publiquement démenti l'existence d'une telle faille. Selon elle, les règles actuelles sont adéquates et fonctionnent comme prévu.
Le tableau plus large sur le découplage technologique
La chaîne d'approvisionnement mondiale des semi-conducteurs est extrêmement concentrée. TSMC fabrique à elle seule la grande majorité des puces les plus avancées au monde. Samsung est l'autre acteur majeur. Lorsque les législateurs américains affirment que ces entreprises servent involontairement de canaux pour des technologies restreintes, ils soulignent une vulnérabilité structurelle du fonctionnement pratique des contrôles à l'exportation.
Les États-Unis ont progressivement renforcé les contrôles à l'exportation de semi-conducteurs depuis plusieurs années, dans le but de maintenir un avantage stratégique dans l'IA et l'informatique avancée. La Chine a répondu en investissant massivement dans le développement de puces nationales, bien qu'elle reste encore plusieurs années en retard sur les procédés de fabrication les plus avancés.
