Les centres de données à travers le monde ont consommé 788 térawattheures d'électricité en 2025.
L'Édition 2026 de l'Étude statistique de l'énergie mondiale de l'Energy Institute, réalisée en collaboration avec Ember et soutenue par S&P Global Energy, inclut pour la première fois dans l'histoire de 75 ans de cette étude le suivi de la demande énergétique des centres de données.
Les chiffres derrière la hausse
La consommation d'électricité des centres de données mondiaux a augmenté de 19,7 % en glissement annuel, passant de 658,2 TWh en 2024 à 788 TWh en 2025. En élargissant le cadre, la tendance semble encore plus marquée : la consommation a environ doublé depuis 2020, année où les centres de données utilisaient 410,8 TWh.
Les États-Unis se trouvent au cœur de cette accélération. Les centres de données américains ont consommé 312,6 TWh en 2025, soit 39,7 % du total mondial. Le pays a également contribué à environ 49 % de la croissance mondiale, en ajoutant 63,5 TWh de nouvelle demande en une seule année.
La Chine est arrivée en deuxième position avec 26,1 % de la demande mondiale d'électricité des centres de données, suivie de l'Europe à 18,4 %.
La demande totale d'électricité aux États-Unis a augmenté de 3 % en 2025, ce qui correspond à la moyenne mondiale.
Les centres de données représentent désormais environ 2 % de la production mondiale d'électricité. Les prévisions suggèrent que la consommation d'énergie des centres de données pourrait encore doubler d'ici 2030.
Implications pour les infrastructures énergétiques
L'écart entre la croissance de l'offre totale d'énergie de 1,7 % et la croissance de la demande d'électricité de 3 % parle de lui-même.
Le rapport met également en avant les véhicules électriques aux côtés des centres de données comme moteur clé de la croissance de la demande d'électricité.
L'accord de Microsoft pour relancer une unité à Three Mile Island et les investissements d'Amazon dans le développement nucléaire sont des exemples précoces d'entreprises technologiques cherchant une puissance de base sans carbone.
Des entreprises comme Hut 8, Core Scientific et Iris Energy ont toutes annoncé des stratégies pour allouer une partie de leur capacité énergétique à des charges de travail d'IA et de calcul haute performance.
