Des législateurs américains bipartisans poussent pour interdire trois entreprises indiennes impliquées dans des cyberattaques

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Des législateurs bipartites américains poussent pour une interdiction des cryptomonnaies à l’encontre de trois entreprises indiennes impliquées dans des cyberattaques — Appin, BellTroX et CyberRoot — en invoquant des préoccupations liées à la lutte contre le financement du terrorisme (CFT). Dans une lettre adressée au secrétaire au Commerce Howard Lutnik, ils ont demandé que ces entreprises soient ajoutées à la liste des entités. Les législateurs affirment que ces sociétés ont mené des intrusions informatiques ciblant des Américains, notamment des élus et des responsables militaires. Une fois inscrites, les entreprises américaines seraient interdites de faire affaire avec elles. Ces entreprises sont liées à des affaires d’espionnage légal et corporatif. Le département du Commerce n’a pas encore répondu.
CoinGape rapporte :

Des membres du Congrès américain des deux partis poussent le gouvernement à adopter des mesures plus fermes contre l'industrie de l'externalisation de piratage. Les députés ont adressé une lettre au secrétaire au Commerce Howard Lutnick, demandant d'ajouter trois entreprises indiennes à la liste d'entités du Département du Commerce, afin de limiter leur accès à des ressources technologiques clés telles que des licences logicielles américaines et des services cloud.

Nommez trois entreprises indiennes

Les parlementaires signataires incluent les sénateurs démocrates Ron Wyden et Sheldon Whitehouse, ainsi que le représentant républicain Pat Harrigan. Les trois entreprises mentionnées dans la lettre sont Appin, BellTroX et CyberRoot.

Les parlementaires ont déclaré que ces entreprises engagées pour mener des cyberattaques avaient ciblé des milliers d'Américains afin de voler des données, notamment des cadres d'entreprises, des parlementaires et des responsables militaires. Ces attaques étaient généralement utilisées dans le cadre de stratégies juridiques ou pour tenter d'influencer le déroulement des affaires.

Entity List restricts access to technology

Une fois placée sur la liste d'entités, les entreprises américaines ne peuvent généralement pas effectuer de transactions avec l'entreprise concernée. Ces restrictions affectent directement la capacité de l'entreprise ciblée à obtenir des licences logicielles, des infrastructures cloud et d'autres services techniques essentiels.

Les députés ont également accusé ces entreprises d'utiliser des tribunaux étrangers pour réprimer les reportages médiatiques et affaiblir le droit du public américain à être informé sur les menaces cybernétiques. La lettre indique que cette pratique permet à des entités étrangères d'exploiter des systèmes judiciaires étrangers pour limiter la capacité de la société américaine à connaître les cyberattaques dirigées contre le pays.

L'enquête médiatique exerce une pression

Ce contexte de pression s'explique par le suivi continu, ces dernières années, de l'industrie du « hacking à la demande » par plusieurs médias et institutions de recherche. Des enquêtes révèlent que certaines entreprises acceptent des mandats payants pour infiltrer des courriels et des appareils afin d'obtenir un avantage dans des litiges, des compétitions commerciales ou des activités politiques.

Parmi ceux-ci, Appin a obtenu une ordonnance mondiale auprès d'un tribunal indien exigeant que Reuters retire les reportages sur son activité. Par la suite, cette ordonnance a été levée et les reportages concernés ont été rétablis. La Electronic Frontier Foundation avait également aidé Techdirt et la MuckRock Foundation à faire face aux menaces juridiques entourant Appin.

Les députés ont également déclaré dans leur lettre que ces entreprises avaient « agi sur demande du gouvernement qatari », ciblant notamment un ancien haut fonctionnaire du parti républicain. Des rapports antérieurs avaient déjà lié Appin à des cyberattaques contre des responsables de la FIFA, affirmant que ces opérations étaient liées aux intérêts du Qatar dans sa candidature et son organisation de la Coupe du monde 2022.

Informations complémentaires : À la date de publication de cet article, le Département du Commerce américain n'a pas indiqué s'il adopterait cette demande, et les représentants du Qatar ainsi que des entreprises citées n'ont pas répondu aux demandes de commentaire des médias.

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