Juillet a été un mois étrange pour les marchés. Le S&P 500 est resté essentiellement stable, clôturant le mois à plat. Pendant ce temps, l’indice des semi-conducteurs de Philadelphie a chuté de plus de 20 %. Une telle divergence — un calme généralisé des indices alors qu’un secteur majeur s’effondre — n’est pas quelque chose que l’on voit tous les jours.
UBS a examiné ce dispositif et a décidé de devenir plus haussier.
Le géant bancaire suisse a relevé son objectif de fin 2026 pour le S&P 500 à 7 900, contre une estimation précédente de 7 500. L'entreprise a également réaffirmé que le marché haussier plus large des actions américaines reste intact, en citant de solides résultats corporatifs et une Réserve fédérale qu'elle s'attend à voir rester patiente sur les taux.
Qu'est-ce qui s'est réellement passé en juillet
La lecture plate de l'S&P 500 masque une histoire assez dramatique en dessous. Le secteur des semi-conducteurs, longtemps le moteur du commerce de l'IA, a subi un coup sérieux. L'indice des semi-conducteurs de Philadelphie a chuté de plus de 20 % au cours du mois, reflétant un scepticisme croissant des investisseurs quant à la vitesse de monétisation de l'IA et à la rentabilité à court terme des programmes d'investissements en capital massifs.
Mais tandis que la technologie était réévaluée, d'autres secteurs ont maintenu discrètement l'indice stable. Les analystes d'UBS ont souligné la croissance des bénéfices dans un large éventail d'industries en dehors de la technologie comme raison fondamentale de leur optimisme persistant. Selon eux, la hausse des marchés n'est plus une histoire à un seul secteur.
Le cas de l'UBS pour une hausse supplémentaire
UBS prévoit une croissance des bénéfices par action de plus de 20 % pour 2026. Les analystes de l'entreprise ont identifié trois secteurs comme principaux moteurs de croissance à venir : les infrastructures d'intelligence artificielle, les ressources énergétiques et ce qu'UBS appelle le secteur de la longévité, qui englobe les entreprises de soins de santé et de biotechnologie liées aux démographies vieillissantes et aux technologies d'allongement de la vie.
Concernant la politique monétaire, UBS s'attend à ce que la Réserve fédérale maintienne les taux d'intérêt stables dans une fourchette de 3,50 % à 3,75 % au cours des six à douze prochains mois. Des taux stables sont importants pour les actions car ils réduisent le taux d'actualisation appliqué aux bénéfices futurs, ce qui rend mécaniquement les actions plus attractives par rapport aux obligations.
Ce que cela signifie pour les cryptomonnaies et les actifs à risque
La lecture la plus directe pour les investisseurs en crypto est l'attente concernant les taux de la Fed. UBS anticipe que les taux resteront dans la fourchette de 3,50 % à 3,75 %, ce qui est nettement inférieur aux pics du dernier cycle de hausse. Des taux plus bas réduisent le coût d'opportunité de détenir des actifs non rémunérateurs comme le bitcoin.
UBS a identifié l'infrastructure IA et l'énergie comme deux de ses principaux thèmes de croissance pour la fin de 2026. Ces deux secteurs se croisent directement avec la crypto. Le minage de bitcoin est une industrie gourmande en énergie qui cherche de plus en plus à utiliser des sources d'énergie renouvelables et les énergies isolées.
Le risque pour cette situation est celui que juillet a déjà signalé. Si les dépenses en IA ne se traduisent pas en bénéfices au rythme attendu par le marché, la correction des semi-conducteurs pourrait s’élargir. Un repli plus vaste de la technologie mettrait à l’épreuve la diversification des bénéfices sur laquelle UBS compte. Ce scénario pèserait probablement sur les actifs à risque dans leur ensemble, y compris les cryptomonnaies.
Pour l’instant, UBS mise sur la solidité de la stratégie de diversification, sur une politique de la Fed inchangée et sur la possibilité que le cycle des résultats ait encore de la marge de progression. Un objectif de 7 900 pour le S&P 500 implique un potentiel de hausse significatif par rapport aux niveaux actuels, et la perspective constructive de l’entreprise sur une période de six à douze mois suggère qu’elle considère cette situation comme durable plutôt que comme un échange à court terme.

