La sénatrice américaine Cynthia Lummis appelle à nouveau le Congrès à faire avancer le projet de loi CLARITY. Ce projet de loi vise à établir un cadre juridique plus clair pour le marché américain des actifs numériques. La question cruciale actuelle n'est pas la direction du projet de loi, mais plutôt la capacité du Sénat à achever le vote avant la pause d'août.
L'heure du vote au Sénat devient le point focal
Ce projet de loi a été adopté par la Chambre des représentants et a également franchi l'étape du comité bancaire du Sénat. La prochaine étape consiste à le soumettre au vote de l'ensemble du Sénat. Si aucune avancée n'est réalisée avant la pause d'août, le processus législatif pourrait être repoussé à 2027, ce qui fait de juillet une fenêtre cruciale pour la politique crypto à Washington.
Lumis a déclaré que la loi CLARITY devrait poser les bases des « services financiers du XXIe siècle ». Elle a récemment ouvert une fenêtre de révision finale pour le texte mis à jour de la loi. Le rapport indique que la version révisée devrait être publiée début juillet pour une nouvelle évaluation par les parlementaires et les groupes de l'industrie.
La répartition des responsabilités entre la SEC et la CFTC sera plus claire
L'un des éléments centraux du projet de loi consiste à réattribuer les responsabilités de régulation des actifs numériques entre la Securities and Exchange Commission (SEC) et la Commodity Futures Trading Commission (CFTC). Le projet de loi vise à clarifier dans quelles circonstances un jeton est considéré comme une valeur mobilière et dans quelles circonstances comme une marchandise.
Selon les divulgations actuelles, la SEC continuera de réguler les actifs sous forme de contrats d'investissement, tandis que la CFTC assumera un rôle plus important sur les marchés au comptant des biens numériques, incluant certaines activités des plateformes de trading. Les partisans estiment que cela permettra de passer d'une approche réglementaire basée sur des cas d'application individuelle à un système de règles écrites, mettant fin à une pratique longtemps dominante aux États-Unis.
Les fonds de conformité et d'application de la loi de la plateforme sont intégrés dans le texte.
La loi imposera également des exigences plus claires aux plateformes d'échange, aux courtiers et aux échanges de cryptomonnaies, notamment l'isolation des actifs clients des fonds de l'entreprise. Ce mécanisme vise à réduire les risques mis en évidence par la faillite de certains échanges dans le passé.
En outre, le projet de loi inclut des dispositions de financement pour l’application anti-fraude. Selon le rapport, le texte prévoit de réserver 150 millions de dollars pour les enquêtes sur la fraude liée aux cryptomonnaies. Certaines entreprises de biens numériques pourraient également être soumises aux obligations de la Bank Secrecy Act, augmentant ainsi les exigences de déclaration en matière d’actifs clients et de traitement des transactions.
Cependant, le projet de loi fait toujours l'objet de plusieurs controverses, notamment concernant les produits de rendement des stablecoins, les règles éthiques et la régulation de la finance décentralisée. Ces questions influenceront la capacité des dirigeants du Sénat à obtenir suffisamment de voix pour faire avancer le projet de loi.



