Message de BlockBeats, le 20 février : selon l'journaliste cryptomonnaie Eleanor Terrett, la troisième réunion sur la question des revenus des stablecoins du projet de loi sur la structure du marché des cryptomonnaies (appelé loi CLARITY) ce matin a été moins importante que la semaine dernière. Les représentants présents provenaient de Coinbase, Ripple, a16z et des associations professionnelles de la cryptomonnaie, sans représentants bancaires présents individuellement ; la voix du secteur bancaire a été transmise via les associations professionnelles. Les conditions de cette réunion étaient nettement différentes : la Maison Blanche a dirigé les discussions, contrairement aux réunions précédentes où les entreprises de cryptomonnaie et les banques dominaient les débats.
Patrick Witt, directeur exécutif du Comité sur les cryptomonnaies de la Maison Blanche, a présenté un projet de texte qui est devenu le centre du débat. Le texte reconnaît les préoccupations exprimées la semaine dernière par les banques dans le document intitulé « Principe d’interdiction des revenus et des intérêts », tout en précisant clairement que, dans toute législation concernant les stablecoins, un objectif clé de l’industrie des cryptomonnaies est d’exclure la possibilité de générer des revenus sur les soldes inactifs des stablecoins (Earning yield on idle balances is effectively off the table). Le débat se concentre désormais sur la question de savoir si les entreprises de cryptomonnaie peuvent offrir des récompenses en stablecoins liées à des activités spécifiques.
Les préoccupations des banques semblent davantage liées à la pression concurrentielle qu’à la fuite des dépôts initialement supposée. Des sources bancaires ont indiqué qu’elles continuaient de militer pour inclure dans le projet une étude sur la fuite des dépôts — une étude qui examinerait la croissance des stablescoins de paiement et leur impact potentiel sur les dépôts bancaires. En outre, le secteur bancaire se réjouit des dispositions proposées contre l’évasion fiscale, qui conféreraient à la Securities and Exchange Commission, au Trésor et à la Commodity Futures Trading Commission le pouvoir de faire appliquer l’interdiction de rémunérer les soldes inactifs, ainsi que d’imposer une amende civile de 500 000 dollars par jour pour chaque infraction.
Des sources indiquent qu'il est possible que les discussions soient conclues avant la fin du mois, et que les négociations se poursuivront au cours des prochains jours.
