Situation actuelle
Mi-janvier 2026, le marché ne fait pas face à un plan de guerre officiellement annoncé, mais à une série d'intensifications rapides, accompagnée d'une ambiguïté délibérée dans les déclarations officielles : les États-Unis ont commencé à évacuer ou à recommander l'évacuation de certaines personnes dans des zones clés du Moyen-Orient, notamment à la base aérienne d'Al Udeid, située au Qatar. Selon le Financial Times, environ 10 000 militaires américains sont stationnés dans cette base. Reuters a également indiqué que, face à l'escalade des tensions régionales et aux avertissements iraniens selon lesquels une attaque américaine entraînerait une riposte contre les pays voisins abritant des troupes américaines, les États-Unis ont pris des mesures préventives d'évacuation de personnel.
Pour les investisseurs, le signal le plus important est que ces actions ne constituent pas simplement des « menaces verbales » ou des manipulations médiatiques : le transfert de personnel et d'actifs entraîne des coûts très élevés dans la réalité, et ces mesures ne sont généralement pas entreprises uniquement pour faire de la figuration. Cependant, ces mesures ne constituent pas non plus une confirmation d'une action militaire imminente, ce qui signifie que les marchés évaluent une « distribution de probabilités » plutôt qu'un seul résultat certain.

Pourquoi ce changement se reflète-t-il rapidement dans les prix des actifs ?
Lorsque les risques géopolitiques passent du statut de bruit de fond à celui de risques extrêmes opérationnels, ce sont souvent les actifs qui valorisent directement l'incertitude qui réagissent en premier. La tendance observée cette semaine illustre précisément ce phénomène : selon un rapport de Reuters, le 14 janvier 2026, l'or en once a atteint un nouveau plus haut historique à 4 639,42 dollars, tandis que l'argent en once a connu, pour la première fois, un pic à plus de 90 dollars, une hausse attribuée à la combinaison des anticipations de baisse des taux d'intérêt et de l'incertitude géopolitique. Le lendemain, après que Trump ait laissé entendre qu'il adopterait une attitude de « temporisation et d'observation », l'or a reculé, entraînant des prises de bénéfices sur les marchés.
Ce processus a lui-même une grande importance, car il montre que le marché actuel se trouve dans un état où les investisseurs sont prêts à payer une prime pour se prémunir contre les risques tant que la situation reste incertaine ; mais dès que les autorités indiquent clairement leur orientation vers un rejet, la peur est rapidement absorbée.
La place du bitcoin dans ce contexte macroéconomique
Le Bitcoin est souvent réduit à une simple catégorisation de « actif risqué » ou « actif refuge », mais une description plus précise serait de le considérer comme un actif macroéconomique extrêmement sensible à la liquidité. Ses mouvements à court terme dépendent de la voie dominante dans le marché : soit la « panique » (qui peut pousser le dollar à la hausse et resserrer les conditions financières), soit la « demande de couverture » (qui incite les capitaux à se diriger vers des actifs de stockage de valeur hors contrôle souverain).
Dans l'évolution actuelle, le Bitcoin a clairement participé à la hausse des actifs d'abris macroéconomiques. Selon un rapport de Bloomberg, le Bitcoin a atteint un maximum intrajournalier de 97 694 dollars le 14 janvier 2026, avec une hausse quotidienne maximale de 3,9 %, marquant ainsi son plus haut niveau depuis la mi-novembre. En parallèle, cette hausse a entraîné le liquidation d'options cryptographiques baissières pour un montant supérieur à 500 millions de dollars, montrant ainsi une libération significative de la pression structurelle du marché.
La question centrale n'est pas « doit-on recourir à la force », mais « comment escalader ».
Pour les marchés, la question la plus pertinente n'est pas tant le choix binaire "Trump lancera-t-il une attaque ou non" que la nature et l'ampleur d'une éventuelle escalade, ainsi que son impact sur les prix du pétrole brut, l'évolution du dollar et la liquidité mondiale. Même dans le cadre narratif du "bitcoin comme or numérique", ces variables déterminent toujours à court terme la direction du bitcoin.
Si le conflit est limité dans le temps et n'affecte pas l'approvisionnement énergétique, le marché peut généralement absorber rapidement cet choc, particulièrement dans un contexte où l'on s'attend à une politique monétaire accommodante. Toutefois, si l'évolution du conflit implique une interruption énergétique régionale ou déclenche des représailles plus étendues, les actifs risqués pourraient globalement subir une pression de resserrement de liquidité, et les positions fortement levierées, notamment sur le marché des cryptomonnaies, seraient mises à l'épreuve.
Sur quoi devons-nous porter l'attention接下来应重点关注什么
Le critère clé pour déterminer si le marché passe d'une phase de prime de risque au mode crise ne réside pas dans une information isolée, mais dans le fait que des mesures préventives éventuelles deviennent des ajustements durables de posture militaire, ainsi que dans l'uniformité des déclarations officielles entre différentes institutions. Des mesures défensives isolées peuvent simplement refléter une prudence normale, alors que des actions coordonnées à travers les institutions et les régions indiquent généralement des intentions opérationnelles plus élevées.
Selon les rapports actuellement publiés, Reuters met l'accent sur le retrait préventif effectué en raison des avertissements iraniens, tandis que le Financial Times et l'Associated Press se concentrent davantage sur les efforts américains visant à réduire les risques de représailles potentielles. Ces informations ensemble dessinent une posture stratégique consistant à « se préparer aux fluctuations sans s'engager publiquement à agir pour l'instant ».
Conclusion
D'après les informations publiques, il est impossible de confirmer si Trump mènera nécessairement une action militaire contre l'Iran, mais le marché considère déjà cette possibilité comme un risque qu'il ne faut pas négliger. C'est précisément pourquoi les actifs traditionnels de type refuge, tels que l'or, ont atteint des niveaux records, et cela explique également pourquoi le bitcoin a pu grimper jusqu'à environ 97 000 dollars, profitant de l'humeur générale de recherche de sécurité.
La direction future du bitcoin dépendra probablement moins d'un événement isolé ou d'une information brève, que de l'évolution de la situation générale : celle-ci pourrait soit accroître la probabilité d'un choc énergétique et d'une appréciation du dollar américain (ce qui est généralement défavorable aux actifs sensibles à la liquidité), soit renforcer davantage encore la demande d'actifs d'abri, dans un contexte marqué par l'incertitude politique et monétaire. Dans ce dernier cas, le bitcoin a souvent bénéficié par le passé de tendances similaires à celles de l'or.

