Points clés
- La loi sur la clarté du marché des actifs numériques a réparti la supervision entre la SEC et la CFTC, clarifiant ainsi les rôles dans le marché américain de la crypto-monnaie.
- Les stablecoins font face à des limites strictes, interdits de générer des rendements sauf récompenses basées sur des activités programmées.
- Les réactions de l'industrie sont mitigées, louant la clarté de l'innovation mais mettant en garde contre le fait que les charges de conformité pourraient favoriser les grands acteurs.
L'Acte de clarification du marché des actifs numériques s'est rapproché de son adoption le 15 janvier après que le comité sénatorial des Banques ait rendu public un projet bipartisan. La proposition de loi de 278 pages établit un cadre fédéral pour la cryptomonnaie, les stablecoins et la finance décentralisée, visant à clarifier la supervision entre les régulateurs américains et à réduire l'incertitude sur le marché.

La loi vise à équilibrer innovation et protection des consommateurs. Elle traite des risques tels que le financement illégal et l'instabilité du marché. Le projet de loi est prévu pour être amendé le 15 janvier. Les élus espèrent qu'il renforcera la leadership des États-Unis dans le secteur de la technologie financière.
Loi sur la clarté du marché des actifs numériques sépare la supervision de la SEC et de la CFTC
La loi répartit la surveillance entre la Securities and Exchange Commission (SEC) et la Commodity Futures Trading Commission (CFTC). La SEC régulera les « actifs annexes ». Il s'agit de jetons dont la valeur dépend du travail des initiateurs ou des affiliés.
Ils seront traités comme des valeurs mobilières, avec des obligations d'information et des restrictions sur la revente. La CFTC régulera les « marchandises numériques ». Il s'agit de jetons décentralisés dont la valeur découle de leur adoption et leur utilisation. La CFTC supervisera les marchés au comptant et les plateformes de trading.
La loi définit les « actifs numériques » de manière large. Elle inclut les objets interchangeables et non interchangeables sur les registres distribués. Les « protocoles DeFi » sont définis comme des systèmes automatisés sans contrôle central. Les « stablecoins » sont définis principalement pour un usage de paiement, y compris les versions offshore liées aux États-Unis.
Les jetons non fongibles (NFT) bénéficient d'un abri juridique. Ils ne sont pas considérés comme des valeurs mobilières s'ils représentent des droits d'propriété uniques, tels que l'art ou les objets de collection. Les NFT produits en masse ou fractionnés sont exclus.
Comment la loi sur la clarté du marché des actifs numériques régule les stablecoins
La loi est organisée en neuf titres. Le titre I impose des divulgations pour les initiateurs d'actifs annexes. Celles-ci incluent des détails économiques, des risques et des informations financières. Les exigences varient en fonction de l'importance des fonds levés. Des exemptions s'appliquent si la décentralisation est certifiée.
Le titre II renforce les règles contre le blanchiment d'argent sous la loi sur le secret bancaire. Il s'applique aux courtiers, aux échanges et aux kiosques. Il crée également des pilotes pour le partage d'informations et étudie des activités illicites telles que les mixeurs.
Le Titre III établit des règles pour le DeFi. Il exige des programmes de gestion des risques et des mesures de cybersécurité. Il permet des blocages de transactions pouvant aller jusqu'à 180 jours en cas d'activité suspecte.
Le Titre IV couvre les innovations bancaires. Les institutions peuvent exercer la garde, le prêt et le staking sans approbation préalable. Elles peuvent utiliser le margeur de portefeuille commun entre les classes d'actifs. Les stablecoins ne peuvent pas générer d'intérêts ou de rendement, sauf pour les récompenses basées sur l'activité programmée.
Le titre V crée un organisme mixte SEC-CFTC « Micro‑Innovation Sandbox ». Il permet le test de nouvelles technologies avec des exemptions limitées. Le sandbox est plafonné à 20 millions de dollars et à deux ans.
Le titre VI protège les développeurs et les utilisateurs. Les créateurs de logiciels sont protégés de la responsabilité pour le code non contrôlant. Les droits de garde personnelle sont affirmés dans la « Loi Keep Your Coins ». Le titre VII fournit des garanties en cas de faillite. Les actifs numériques sont traités comme la propriété des clients.
Le Titre VIII exige des divulgations éducatives sur les risques et l'insolvabilité, et le Titre IX établit un Comité consultatif commun. Il prévoit l'élaboration de règlements dans l'année.
Exemptions et Réactions
Une disposition clé dispense certains jetons des règles relatives aux actifs annexes. Les jetons qui soutiennent des produits négociés en bourse (ETP) inscrits sur des marchés boursiers nationaux d'ici le 1er janvier 2026 sont éligibles.
Cela pourrait simplifier le traitement du Bitcoin, de l'Ethereum, de l'XRP, de Solana, du Litecoin, d'Hedera, du Dogecoin et de Chainlink, si leurs ETF sur le marché au comptant sont lancés avant la date limite. Ces actifs seraient traités comme des matières premières sans modification rétrospective.
Les clauses éthiques disqualifient les initiateurs condamnés pour des crimes liés à la fraude ou au marché boursier en insider trading. La loi prévaut sur les lois étatiques contradictoires concernant les actifs exonérés fédéralement, mais permet l'application par les États en matière de fraude. Internationalement, elle encourage la coopération sur les normes et exige des rapports sur la conformité étrangère.
Les réactions du secteur sont mitigées. Le sénateur Cynthia Lummis a encouragé les démocrates à faire progresser le projet de loi, citant l'innovation et la protection des consommateurs comme avantages clés. Les analystes ont salué la clarté apportée aux récompenses liées au staking et aux zones d'abri pour les développeurs.
Les critiques ont mis en garde contre les charges de conformité et l'excès de lutte contre le blanchiment d'argent. Certains ont estimé que le cadre arrive « 14 ans trop tard » et pourrait privilégier les grands acteurs.
Si elle est adoptée, la loi entrera en vigueur 360 jours après son adoption. Ses partisans estiment qu'elle réduira l'incertitude, renforcera la compétitivité et protégera contre les arnaques et la faillite.
Les amendements peuvent aborder des questions telles que la double imposition du staking ou les rendements plus importants des stablecoins. Avec l'approche des élections de mi-mandat, l'avenir de la loi dépend d'un engagement bipartisan au Congrès.
Le message Loi sur la clarté du marché des actifs numériques établit de nouvelles règles cryptographiques aux États-Unis a été publié(e) pour la première fois sur Le périodique du marché.
