Le président américain Trump a annoncé qu'il imposerait un tarif de 50 % sur la plupart des produits canadiens, affirmant que le Canada pratique des méthodes injustes dans le commerce automobile, alcoolier et des produits laitiers à l'encontre des États-Unis. La Maison Blanche a déclaré que ces nouvelles mesures entreront en vigueur dans 30 jours, laissant ainsi un délai pour de nouvelles négociations entre les deux parties.
En vertu de l'article 338 de la loi sur le commerce de 1930
Selon des responsables de la Maison Blanche, Trump a signé trois déclarations lançant de nouvelles mesures tarifaires en vertu de l'article 338 de la Loi sur le commerce de 1930. Cet article est rarement utilisé et est considéré par certains critiques comme un outil commercial plus agressif.
Ces droits de douane ne s'appliquent pas à toutes les exportations canadiennes. Les produits énergétiques, les engrais potassiques, les poissons et les minéraux critiques sont exclus, mais certains biens qui bénéficiaient précédemment d'une protection dans le cadre de l'ALENA (USMCA) seront désormais soumis à des droits.
Les tensions commerciales entre les États-Unis et le Canada se intensifient à nouveau
La Maison Blanche affirme que le Canada a précédemment pris des mesures de rétorsion contre les tarifs américains, et doit donc en assumer les conséquences. Trump a également mentionné dans son annonce que le Canada impose depuis avril 2025 un tarif de 25 % sur les voitures américaines ne remplissant pas les conditions d'avantage préférentiel de l'USMCA.
En ce qui concerne les produits alcoolisés, la Maison Blanche a déclaré que la plupart des provinces et territoires canadiens ont cessé d'acheter et de vendre au détail des produits alcoolisés américains depuis l'année dernière. Les produits laitiers constituent également un domaine longtemps critiqué par Trump, qui estime que le Canada accorde aux États-Unis un accès moins favorable au fromage et aux produits laitiers qu'à l'Europe.
Le gouvernement fédéral du Canada n'a pas encore réagi immédiatement. Le premier ministre de l'Ontario, Ford, a suggéré qu'une nouvelle confrontation pourrait survenir.
L'inflation et les risques de marché retrouvent l'attention
Le marché craint que cette mesure ne pousse les tensions entre les États-Unis et le Canada vers un conflit commercial plus vaste. Les droits de douane sont essentiellement des impôts sur les importations, et les entreprises transfèrent souvent une partie de ces coûts aux consommateurs, ce qui augmente les prix finaux.
Le monde extérieur s'intéresse également à l'impact de cette mesure sur la situation politique de Trump. En avril dernier, après que Trump a introduit les droits de douane appelés « Jour de libération », les marchés financiers ont connu des fluctuations marquées en raison des inquiétudes concernant l'inflation et la récession, avant que les taux concernés ne soient temporairement réduits pour gagner du temps dans les négociations.
Il est à noter que, en février de cette année, la Cour suprême des États-Unis a statué que Trump ne pouvait pas imposer des droits de douane uniquement sur la base d'un état d'urgence économique. Depuis lors, la Maison Blanche cherche à recourir à d'autres outils juridiques pour augmenter les taux d'imposition sur les importations.
Actuellement, les États-Unis affirment que Trump a également demandé à ses collaborateurs d'étudier la possibilité d'imposer davantage de droits de douane au Canada, l'un des motifs étant que les incendies de forêt au Canada affectent la qualité de l'air aux États-Unis. Alors que l'ACEUM entre dans une nouvelle phase de négociations, les relations commerciales entre les États-Unis et le Canada font face à une pression accrue.
