Le président Donald Trump a annulé la cérémonie de signature d'un décret exécutif vaste sur la supervision de l'intelligence artificielle le 21 mai, en annulant l'événement quelques heures avant son début prévu dans le Bureau ovale. Sa raison avancée : les règles proposées pourraient nuire à la capacité des États-Unis à concurrencer la Chine dans le domaine de l'intelligence artificielle.
La campagne de lobbying aurait eu lieu entre le soir du 20 mai et le matin du 21 mai. Parmi ceux qui ont exercé une pression figurent Elon Musk, dont l'entreprise xAI développe des modèles d'IA de pointe, Mark Zuckerberg, PDG de Meta, et David Sacks, le « Czar » de l'IA et de la crypto du White House.
Le projet d'ordre aurait exigé que les développeurs de modèles d'IA de pointe divulguent divers détails au gouvernement avant de les publier au grand public. Il n'allait pas jusqu'à instaurer un régime de licence formel, mais les dispositions de contrôle semblaient suffisantes pour déclencher l'alarme dans toute la Silicon Valley.
Certains observateurs ont qualifié l'ordre de « mort à la naissance » après le succès de la campagne de lobbying. La cérémonie de signature n'a pas été reprogrammée. Elle a simplement disparu du calendrier.
Plus tôt en mai, la Maison Blanche explorait une approche plus douce : des accords volontaires avec les principaux développeurs d'IA, notamment Google DeepMind, Microsoft et xAI, autour des évaluations de modèles.
Trump a présenté la décision en termes de compétitivité, affirmant que des exigences excessives en matière d'IA ralentiraient les entreprises américaines tandis que la Chine avance sans contraintes.
David Sacks, qui détient le portefeuille dual d'IA et de crypto Czar, rend cela particulièrement pertinent. Sa participation à l'annulation de l'ordre de surveillance suggère que ses instincts politiques penchent en faveur de la déréglementation dans les deux domaines de ses responsabilités.
Pour les investisseurs, la leçon pratique est de suivre attentivement les négociations sur l'accord volontaire. Ce que Google DeepMind, Microsoft et xAI s'accordent à faire deviendra probablement la norme de facto, non pas parce que les régulateurs l'ont imposé, mais parce que les entreprises qui ont rédigé les règles y respectent déjà ces dernières.
