Le président Trump a annulé la cérémonie de signature d'un nouvel ordre exécutif sur la cybersécurité par l'IA le 21 mai, quelques heures à peine avant sa date prévue. Sa raison : certaines parties du projet pourraient affaiblir la position des États-Unis dans la course mondiale à l'IA.
L'ordre aurait dirigé les agences fédérales à établir un processus d'évaluation avant la diffusion pour les modèles d'IA avancés, donnant essentiellement au gouvernement un premier accès aux systèmes des principaux développeurs avant leur publication au public.
Ce que l'ordre aurait fait
Le projet d'ordre exécutif portait sur la cybersécurité et la supervision de la sécurité de l'IA. Sa disposition phare : un processus d'examen volontaire où les agences fédérales évalueraient les modèles d'IA de pointe provenant d'entreprises comme Google, Microsoft et xAI d'Elon Musk avant leur diffusion au public.
Les agences auraient eu deux mois pour mettre en place ce pipeline d'évaluation.
Plus tôt ce mois-ci, Google, Microsoft et xAI ont tous confirmé leur volonté de fournir un accès anticipé à leurs modèles d'IA pour examen par le gouvernement.
Un schéma de poussée et de tiraillement sur la régulation de l'IA
Ce n’est pas la première fois que l’administration tente de trouver un équilibre entre la sécurité de l’IA et la vitesse de son développement. Trump a signé des actions exécutives précédentes sur l’IA le 23 janvier 2025 et le 11 décembre 2025, toutes deux mettant l’accent sur la déréglementation et l’élimination des barrières à la suprématie américaine en matière d’IA.
Les législateurs avaient également commencé à exprimer des préoccupations concernant le potentiel de dépassement des pouvoirs fédéraux du projet.
La décision de Trump d'annuler l'ordre plutôt que de signer une version qu'il jugeait problématique est en soi remarquable. Les présidents ne suppriment généralement pas les cérémonies de signature au dernier moment.
Pourquoi cela compte pour les investisseurs technologiques
Pour des entreprises comme Google, Microsoft et xAI, l'impact à court terme est probablement neutre à positif. Elles avaient déjà accepté un accès anticipé volontaire, ce qui suggère qu'elles n'étaient pas inquiètes quant aux résultats que les évaluateurs pourraient découvrir.
Une chose à noter pour les investisseurs en cryptomonnaies et actifs numériques : cet ordre exécutif n'avait aucun lien direct avec la réglementation des cryptomonnaies ou la politique financière numérique. Les discussions sur la gouvernance de l'IA et celles sur la gouvernance des cryptomonnaies restent séparées au sein de l'administration.
