Le nuage va en orbite. SpaceX et Nvidia ont annoncé le 4 août 2026 qu'ils développent conjointement la charge utile de calcul pour le satellite Starmind AI1, un vaisseau spatial conçu pour exécuter des charges de travail d'intelligence artificielle intensives depuis une orbite terrestre basse en utilisant la puce la plus avancée de Nvidia.
Ce n’est pas une simple curiosité de recherche. Les deux entreprises ciblent une mégacostellation pouvant atteindre 1 million de satellites, chacun fonctionnant comme un nœud dans ce qui deviendrait effectivement le premier supercalculateur distribué d’IA dans l’espace.
Ce que fait réellement le satellite AI1
Chaque satellite est conçu pour supporter environ 120 kW de puissance informatique moyenne, avec des pics atteignant 150 kW. Chaque unité mesure 20 mètres de haut et déploie une envergure solaire de 70 mètres, soit environ deux tiers de la longueur d’un Boeing 747, pour capter suffisamment de lumière solaire pour alimenter sa consommation énergétique.
Le matériel au cœur de la charge utile est le système Nvidia Vera Rubin NVL72, combinant des GPU Rubin et des CPU Vera. Les données traitées à bord sont renvoyées vers la Terre via le réseau existant de liaisons laser de Starlink, offrant au système un chemin de retour à large bande sans nécessiter la construction d’une infrastructure au sol séparée.
Pourquoi faire de l'IA dans l'espace a du sens
L'énergie solaire est abondante et constante en orbite synchronisée avec le Soleil, où les satellites Starmind sont conçus pour fonctionner. Le design Starmind est également décrit comme indépendant du fournisseur de puces, ce qui signifie que les générations futures de satellites pourraient intégrer du silicium de nouvelle génération provenant de n'importe quel fournisseur sans nécessiter une refonte complète de l'architecture.
Les tests du prototype initial sont prévus au début de 2027, avec une production de masse attendue à la fin de 2027.
