Les républicains du Sénat ont agi le 10 juin 2026 pour supprimer un mécanisme d'application clé des dispositions éthiques sur les cryptomonnaies en cours de négociation avec la Digital Asset Market Clarity Act. La proposition supprimerait la capacité des procureurs généraux des États à poursuivre le Département de la Justice pour non-respect des règles éthiques fédérales régissant la participation des fonctionnaires aux activités liées aux actifs numériques.
Ce pouvoir d'application était le cœur de ce que les démocrates pensaient avoir déjà obtenu lors des négociations antérieures. Désormais, il est sur la table, et la bonne volonté bipartisane qui avait permis à la loi CLARITY d'être adoptée en commission commence à se détériorer.
Ce que le GOP souhaite modifier et pourquoi
Le cadre bipartite original, discuté en mai 2026, a donné aux procureurs généraux des États un outil juridique spécifique : la possibilité de poursuivre le DOJ si les responsables fédéraux n'étaient pas tenus responsables des potentiels conflits d'intérêts sur les marchés cryptos.
La préoccupation interne du GOP, selon les négociations, porte sur l'exposition à la responsabilité. Les législateurs républicains craignent que les poursuites au niveau des États ne deviennent instrumentalisées politiquement, avec des procureurs généraux issus des partis opposés intentant des procès contre des fonctionnaires fédéraux pour des raisons partisanes plutôt que pour de véritables violations éthiques.
Leur suggestion alternative : la procédure de destitution.
Les démocrates affirment que cette révision « désarmerait » les garde-fous éthiques destinés à prévenir les conflits d’intérêts chez les responsables qui détiennent ou négocient des actifs numériques. Pour plusieurs sénateurs démocrates, une clause éthique contraignante n’est pas un plus. C’est une condition préalable à tout soutien du projet de loi plus large au Sénat.
Le parcours difficile de la loi CLARITY
La Digital Asset Market Clarity Act a été adoptée par la commission des banques du Sénat le 15 mai 2026, par un vote de 15 contre 9. Cette marge a exigé que deux démocrates traversent la salle et votent avec les républicains.
Le langage éthique qui cause maintenant des tensions n'était pas inclus dans le texte de base du projet de loi adopté par la commission. Il était négocié séparément, sur une voie parallèle, avec la compréhension qu'il serait intégré avant un vote complet au Sénat.
Les discussions de mai 2026 qui ont précédé l'examen par le comité avaient déjà intensifié la surveillance des rôles des élus dans les transactions d'actifs numériques. Les appels à des normes éthiques contraignantes se sont amplifiés en raison de conflits d'intérêts perçus après une implication significative des responsables de l'actuelle administration dans les actifs numériques. Les démocrates ont exploité cette attention publique pour promouvoir dès le départ le mécanisme d'application par les procureurs généraux des États.


