Une enquête menée auprès de plus de 1 000 cadres financiers mondiaux a révélé que les actifs numériques ne sont plus un intérêt spéculatif pour le secteur financier, mais une impérative opérationnelle, avec près des trois quarts des répondants affirmant que les institutions qui ne proposent pas de solutions en matière d'actifs numériques risquent de perdre entièrement leur position concurrentielle.
L'enquête, menée par Ripple au début de 2026, a couvert les banques, les gestionnaires d'actifs, les fintechs et les départements de finance d'entreprise à travers plusieurs régions géographiques. Les résultats dépeignent une industrie qui a dépassé la question de l'adoption des actifs numériques et se concentre désormais sur la manière de le faire en toute sécurité et à grande échelle.
Les stablecoins mènent la demande
Parmi toutes les applications d'actifs numériques, les stablecoins ont généré le plus fort consensus. Soixante-quatorze pour cent des répondants ont déclaré que les stablecoins peuvent améliorer l'efficacité des flux de trésorerie et libérer du capital de roulement autrement bloqué dans des systèmes de règlement lents.
La signification de ce chiffre réside dans son contexte. La gestion du trésor est l'une des fonctions les plus conservatrices de toute institution financière. La popularité croissante des stablecoins dans ce domaine signale un passage d'un intérêt spéculatif à une utilité pratique, une distinction qui compte considérablement pour les régulateurs et les comités de risque institutionnels.
Les Fintechs prennent l'avantage
Sur toutes les métriques d'adoption de l'enquête, les fintechs devancent les institutions financières traditionnelles et les entreprises. Trente et un pour cent des répondants fintech utilisent déjà des stablecoins pour collecter les paiements au nom de leurs clients. Vingt-neuf pour cent acceptent directement les paiements en stablecoins. Près de la moitié développent en interne des solutions propriétaires en actifs numériques.
En revanche, les entreprises adoptent une approche plus prudente. Soixante-quatorze pour cent prévoient de collaborer avec des partenaires externes plutôt que de développer en interne, et 71 % privilégient un seul fournisseur capable de gérer l'ensemble de leur infrastructure d'actifs numériques.
La garde est la nécessité essentielle
Pour les institutions évaluant la tokenisation d'actifs financiers, la garde a été citée comme la capacité la plus importante d'un partenaire, par 89 % des répondants. Les banques ont accordé une importance supplémentaire à la gestion du cycle de vie des jetons (82 %) et à la conseil en structuration pré-émission (85 %), ce qui suggère que de nombreuses institutions souhaitent un accompagnement expérimenté tout au long de la mise en œuvre, et non seulement un déploiement technologique.
Les certifications de sécurité, y compris la conformité ISO et SOC II, ont été jugées importantes ou très importantes par 97 % des répondants de tous les segments, le critère le plus classé de l'ensemble de l'enquête.


