Des médias étrangers affirment que le vaste projet de centre de données d'Oracle au Nouveau-Mexique, appelé « Project Jupiter », émet des signaux de pression sur le marché du crédit. Les prêts liés à ce projet, d'un montant d'environ 18 milliards de dollars, sont actuellement cotés sur le marché secondaire à environ 89 à 91 cents pour chaque dollar nominal, ce qui indique que les investisseurs exigent une remise plus importante pour assumer cette dette.
Cela ne signifie pas qu'Oracle a fait défaut. L'article indique que l'interprétation plus directe est que la banque chargée d'organiser le financement n'a pas réussi à distribuer le prêt aux investisseurs institutionnels comme prévu, et que le marché valorise actuellement le risque d'exécution du projet.
Pourquoi les prêts ont-ils chuté à 89 cents ?
Les prêts importants sont généralement initialement souscrits par des banques, puis revendus à des fonds institutionnels. Selon Reuters, citant le Financial Times britannique, des institutions telles que Santander et Jefferies ont participé au financement de Project Jupiter, mais en raison d'une demande réduite des acheteurs, les banques ont conservé un volume de dettes liées à Oracle supérieur aux attentes.
Le trading à rabais reflète un avancement du projet inférieur aux attentes. Le rapport indique que le projet est au moins en retard de sept mois sur le planning initial, avec des retards causés par les procédures d'autorisation, les infrastructures électriques et les oppositions locales. Par ailleurs, une demande liée à l'alimentation en gaz d'une turbine à gaz de 2,2 gigawatts a également été rejetée.
Pour un projet de centre de données, tout retard augmente directement la pression financière, car les coûts de prêt continuent d’être engendrés sans que le projet ne génère de flux de trésorerie avant sa mise en service.
La demande persiste, et le recouvrement de liquidités attire davantage d'attention
L'article affirme qu'Oracle ne fait pas face à un manque de demande. Ses obligations de performance restantes ont augmenté pour atteindre environ 664 milliards de dollars, dont plus de 30 milliards de dollars de nouveaux contrats cloud IA. Le revenu de l'activité d'infrastructure cloud d'Oracle a également augmenté de 121 %, ce qui démontre que son activité cloud IA continue de se développer rapidement.
Mais le marché s'inquiète davantage de la quantité de capital qu'Oracle devra encore investir avant que ces commandes ne se transforment réellement en revenus et en liquidités. Pour une infrastructure AI intensive en actifs, la croissance des commandes ne suffit pas à absorber automatiquement la pression liée au financement initial.
La réduction de la notation accroît la vigilance du marché
En juillet de cette année, S&P a abaissé la note d'Oracle de BBB à BBB-, la plaçant au plus bas niveau de la catégorie investissement. Parallèlement, Oracle continue de mener des licenciements et des réductions de coûts tout en augmentant ses investissements en capital dans les infrastructures IA.
L'article estime que ce signal ne signifie pas que la stratégie IA d'Oracle a échoué, mais qu'il indique que les prêteurs et les investisseurs en obligations commencent à évaluer plus clairement le risque. À mesure que le financement des infrastructures IA continue de s'étendre, le progrès des projets similaires, les conditions d'approbation et les capacités énergétiques associées influenceront de plus en plus directement le coût du financement.
Informations complémentaires : l'article place ce phénomène dans le contexte plus vaste de la vague de financement des infrastructures IA, estimant que le marché réévalue les risques de dette associés à une expansion des infrastructures IA d'un montant total d'environ 3,6 billions de dollars.
