Le PDG de Nvidia, Jensen Huang, assistera au sommet Trump-Xi à Pékin du 14 au 15 mai, selon plusieurs sources confirmées le 8 mai, contredisant les déclarations antérieures selon lesquelles il n'était pas invité à cette réunion diplomatique de haut niveau.
La confirmation a fait grimper les actions de Nvidia de plus de 2 % le 8 mai. Pour une entreprise actuellement exclue du deuxième plus grand marché mondial de l’IA, ce voyage représente davantage une ligne de vie qu’une simple visite de courtoisie.
Que se passe-t-il réellement à Pékin
Huang rejoindra une délégation exécutive comprenant des dirigeants d'Apple, de Boeing, de Qualcomm et d'autres grandes entreprises américaines. Le sommet est conçu pour aborder les tensions croissantes entre Washington et Pékin concernant le transfert de technologie et la politique commerciale, deux enjeux qui ont directement façonné l'activité de Nvidia au cours des dernières années.
Nvidia détient actuellement 0 % du marché chinois des GPU pour l’IA. Depuis la mise en œuvre par les États-Unis de contrôles à l’exportation sur les semi-conducteurs avancés en octobre 2022, Nvidia est effectivement exclue d’un marché qu’elle dominait autrefois.
Pourquoi Nvidia a besoin de ce sommet
Nvidia a fixé un objectif interne ambitieux de 1 000 milliards de dollars de chiffre d’affaires d’ici 2027. Atteindre cet objectif sans un accès significatif au marché chinois serait, au mieux, une ascension difficile.
La présence de Huang au sommet signale que Nvidia pousse activement en faveur d’un cadre permettant la reprise de ventes limitées, ou du moins l’établissement de règles plus claires sur ce qui peut ou ne peut pas être exporté. Le régime actuel a été critiqué par les entreprises technologiques américaines comme étant trop large, pénalisant les entreprises américaines sans ralentir de manière significative les progrès de la Chine en matière d’IA.
Le tableau d'ensemble
La composition de la délégation exécutive parle d'elle-même. Apple, qui fabrique la grande majorité de ses matériels en Chine, a des raisons évidentes de vouloir des relations plus fluides. L'activité d'avions commerciaux de Boeing dépend fortement des commandes des compagnies aériennes chinoises. Qualcomm, comme Nvidia, se trouve au cœur des restrictions sur l'exportation de puces.
La hausse de 2 % du cours de l'action lors de la confirmation de présence a révélé quelque chose d'important sur la façon dont les investisseurs pensent. Toute faille dans le régime de contrôle des exportations, tout cadre accordant à Nvidia un accès partiel aux acheteurs chinois, serait considérée comme un événement positif majeur pour l'action.
