Israël a tué Mohammed Odeh, le nouveau chef de l'aile militaire des Brigades Al-Qassam du Hamas, dans un raid aérien ciblé à Gaza le 26 mai. Le raid, qui a frappé un immeuble résidentiel dans le quartier de Rimal, a été confirmé par le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le ministre de la Défense Israel Katz.
Odeh occupait le poste depuis exactement huit jours. Son prédécesseur, Izz al-Din al-Haddad, a été tué le 15 mai, ce qui signifie qu'Israël a désormais éliminé deux dirigeants consécutifs de l'appareil militaire du Hamas en moins de deux semaines.
Qu'est-ce qui s'est passé
L'opération a impliqué des frappes aériennes sur un immeuble résidentiel dans le quartier de Rimal, une zone densément peuplée de la ville de Gaza. Odeh et plusieurs membres de sa famille ont été tués lors de l'attaque.
Odeh a été nommé pour diriger les brigades al-Qassam le 18 mai, juste trois jours après l'assassinat d'al-Haddad. On pensait qu'il avait la fin des années 40 ou le début des années 50 et avait précédemment occupé le poste de chef du renseignement militaire du Hamas.
Ce n'était pas la première fois qu'Israël tentait de le tuer. Odeh avait survécu à des tentatives d'assassinat précédentes, notamment une frappe en 2025 qui a tué son fils aîné. Les responsables israéliens le considéraient comme l'un des principaux architectes des attaques du 7 octobre 2023 qui ont déclenché le conflit actuel.
Les médias affiliés au Hamas ont rapporté la mort d'Odeh suite à la frappe, bien qu'aucune déclaration officielle de l'organisation n'ait été publiée au moment du reportage. Une confirmation indépendante restait également en attente.
Un schéma de décapitation du leadership
Al-Haddad a occupé le poste de chef militaire pendant une certaine période avant d'être tué le 15 mai. Odeh a duré huit jours. La compression de ce calendrier envoie un signal clair sur la pénétration du renseignement israélien dans la structure de commandement du Hamas.
La frappe a eu lieu au milieu d'un cessez-le-feu qualifié de précaire, soulevant des questions sur les limites de cet accord et sur la question de savoir si les assassinats ciblés de hauts responsables militaires entrent ou non dans son cadre. Israël a toujours affirmé que l'élimination des dirigeants terroristes constitue une opération défensive distincte des accords de cessez-le-feu plus larges.
Ce que cela signifie pour le conflit plus large
Israël a tué le fondateur du Hamas, cheikh Ahmed Yassin, en 2004, et son successeur Abdel Aziz al-Rantisi moins d’un mois plus tard. L’organisation a survécu à ces deux pertes et est finalement devenue plus forte au cours des années suivantes.
Chaque assassinat de haut niveau attire une attention internationale et exerce une pression sur tout cadre de cessez-le-feu en vigueur. Les pays qui médiatisent entre les parties font face au défi de maintenir les canaux de négociation tandis qu'un côté élimine systématiquement le leadership de l'autre.
