Le Hamas a accepté d'envisager de déposer les armes. Israël a répondu en en récupérant davantage.
Dans les jours suivant l'annonce du président Donald Trump d'un cadre de désarmement progressif les 30 et 31 juillet 2026, les forces israéliennes ont intensifié leurs frappes à travers la Bande de Gaza, faisant au moins 17 morts, dont des enfants, début août.
L'offre sur la table
Trump a dévoilé la proposition de désarmement lors d'une réunion avec ce que la Maison-Blanche appelle le « Board of Peace », un cadre conçu pour désarmer progressivement le Hamas en échange de la fin des opérations israéliennes et du retrait des troupes de Gaza. Le Hamas a qualifié ce plan de « projet », mais a signalé son ouverture au concept, à condition qu'Israël arrête effectivement de tirer et retire ses troupes.
Israël a clairement indiqué que le retrait n’est pas à l’ordre du jour tant qu’Hamas ne désarmera pas de manière vérifiable. Hamas affirme qu’il ne désarmera pas tant qu’Israël ne se retirera pas.
Les responsables israéliens ont communiqué au Bureau ovale ce qu'ils décrivent comme des « préoccupations de sécurité sérieuses ». Leur évaluation du renseignement suggère qu'Hamas pourrait jouer un jeu plus long, utilisant le cadre de désarmement comme une période de répit pour reconstruire son infrastructure militaire plutôt que de le surrender véritablement.
Israël contrôle actuellement plus de 60 % du territoire de Gaza.
Un motif de départs erronés
Un accord de cessez-le-feu a été signé en octobre 2025, et sa mise en œuvre a été difficile. Le litige fondamental est resté le même : Hamas doit-il se désarmer avant que Israël ne retire ses forces, ou les deux événements doivent-ils se produire simultanément ?
L'accord de cessez-le-feu d'octobre 2025 devait créer les conditions pour exactement ce type de processus en phases que Trump propose maintenant. Au lieu de cela, il a engendré des mois de négociations sur la séquence, tandis que les conditions sur le terrain se sont détériorées. Le nouveau cadre tente de passer par le même fil avec un langage légèrement différent, mais le déficit de confiance sous-jacent n'a pas changé.
