Quand un pays commence à accepter les paiements en cryptomonnaie pour des commandes d'armes,Les actifs cryptographiques ne relèvent plus désormais simplement de l'innovation financière ou des outils gris, mais sont désormais officiellement intégrés dans le système national de survie et de compétition internationale.
En janvier 2026, le centre d'exportation du ministère iranien de la Défense, Mindex, a clairement indiqué dans des documents officiels que ses contrats militaires à l'étranger pouvaient être payés en cryptomonnaie, en échange d'échange ou en rials iraniens.
Le commerce des armes est historiquement l'un des secteurs transfrontaliers les plus sanctionnés, le plus réglementé et le plus sensible. Le fait qu'Iran ait choisi d'inclure explicitement les cryptomonnaies parmi les options de paiement dans ce domaine signifie donc une chose :Les actifs cryptographiques sont systématiquement utilisés en Iran comme "outil financier contre les sanctions".
Contraintes réalistes guidant
Au cours des dernières années, l'Iran a toujours été soumis à trois contraintes très réalistes :
- Le rial, monnaie nationale, subit une dépréciation prolongée et le système des changes est fragile.
- Le système bancaire international est essentiellement coupé
- Les exportations énergétiques et le commerce des armes militaires continuent de faire face à des risques de règlement et de livraison.
Dans ce contexte, en 2025, Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement iranien, a publiquement déclaré que l'Iran ne pourrait pas atteindre son objectif national d'une économie numérique représentant 10 % du PIB s'il ne reconnaissait pas les cryptomonnaies. Il a également appelé à l'élaboration rapide d'un plan national pour les actifs cryptographiques.
Ce n'est pas de l'idéalisme technologique, c'est un jugement clair formé dans la réalité des sanctions à long terme —Sans cryptographie, de nombreux objectifs économiques ne pourraient tout simplement pas être mis en œuvre.
Quatrième plus grand centre minier au monde
En pratique, l'Iran dépend davantage des actifs cryptographiques que ce qu'il ne laisse paraître publiquement.
D'une part, l'Iran est devenu le quatrième plus grand centre minier de cryptomonnaies au monde. Grâce à des subventions énergétiques importantes, même si le minage illégal est répandu, cela lui apporte une puissance de calcul et des actifs cryptographiques importants.
D'un autre côté, les actifs cryptographiques sont également profondément impliqués dans des domaines plus sensibles. Le bureau national israélien de lutte contre le financement du terrorisme a révélé que des adresses liées au Corps des Gardiens de la Révolution islamique (IRGC) en Iran avaient reçu累计 environ 1,5 milliard de dollars en USDT.
Bien que certaines adresses puissent appartenir à des échanges ou à des services partagés, un tel volume en soi est déjà suffisant pour illustrer :Les monnaies stables deviennent un important vecteur de liquidité pour l'Iran afin de contourner les sanctions.
"Lucioles" dans l'obscurité
En janvier 2026, en raison des manifestations et d'une crise monétaire, l'Iran a imposé un blocage national d'Internet. Cela aurait dû constituer un « coup fatal » pour les transactions en cryptomonnaie, mais le résultat a été inattendu.
Dans un environnement sans connexion Internet, diverses solutions en ligne ou en mode hors ligne ont été rapidement discutées et déployées :
- Réseau satellite Starlink
- Le réseau satellite de Blockstream permet de diffuser des données Bitcoin à l'échelle mondiale.
- Outil de communication par réseau Bluetooth Bitchat
- Schéma de transfert de bitcoins sans internet Darkwire
- Machankura, qui prend en charge l'envoi et la réception de bitcoins via les réseaux télécoms
Ces solutions ne sont pas matures et ne peuvent pas remplacer à grande échelle l'internet traditionnel, mais dans un tel environnement extrême, l'industrie de la cryptographie a démontré sa résilience exceptionnelle.Lorsque les systèmes traditionnels de communication et financiers tombent en panne simultanément, les actifs cryptographiques deviennent alors le "dernier canal encore utilisable".
L'ère des "outils stratégiques"
L'expérience de l'Iran illustre en miniature la survie d'un pays sous des sanctions extrêmes.
Cela illustre la valeur unique des cryptomonnaies en matière de géopolitique : contourner le système financier traditionnel, transférer de la valeur et obtenir des matières premières stratégiques.
Le commerce pétrolier de la Russie, les « réserves fantômes » en bitcoins du Venezuela, et maintenant les transactions d'armes iraniennes ne laissent aucun doute sur une réalité qu'on ne peut ignorer :Les cryptomonnaies sont en train de passer du statut de « outil financier » à celui d'« outil géopolitique », devenant ainsi un nouveau média reliant les stratégies nationales à l'économie mondiale.
*Le contenu de cet article est à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil d'investissement. Les marchés comportent des risques ; investissez avec prudence.
