Intel a annoncé un chiffre d'affaires trimestriel de 16,1 milliards de dollars pour le Q2 2026 le 23 juillet, soit une augmentation de 25 % sur un an par rapport à 12,9 milliards de dollars au Q2 2025. Il s'agit de la plus forte croissance du chiffre d'affaires de l'entreprise en plus de 15 ans. Les bénéfices par action non GAAP s'établissent à 0,42 $, contre une attente des analystes d'environ 0,21 $.
Le segment IA a effectué la majeure partie du travail
Le segment Data Center et IA a augmenté de 59 % sur un an pour atteindre 6,3 milliards de dollars. Le segment Calcul client a ajouté 8,9 milliards de dollars, en hausse de 13 % par rapport à il y a un an.
Les marges brutes s'établissent à 40,4 % selon les normes GAAP, en hausse de 12,9 point de pourcentage sur un an. La marge brute non GAAP atteint 41,8 %. Le CFO Dave Zinsner attribue cette expansion de la marge à une amélioration des rendements d'usine et à des cycles plus rapides.
Les résultats selon les IFRS ont tout de même révélé une perte nette, attribuable à des éléments ponctuels.
Ce que construit réellement le PDG Lip-Bu Tan
Les messages publics du PDG Lip-Bu Tan concernant les résultats du T2 ont mis l'accent sur la demande pilotée par l'IA comme moteur de la reprise. Intel a investi dans le développement de capacités de fabrication externes, notamment l'avancement du processus Intel 18A, dans le cadre d'un effort plus vaste de modernisation de la fabrication lancé lorsque Tan a pris les rênes au début de 2025.
Ce que les investisseurs devraient réellement surveiller
Les prévisions d'Intel pour le T3 2026 s'élèvent à un chiffre d'affaires compris entre 15,8 milliards et 16,8 milliards de dollars, avec un BPA ajusté projeté à 0,38 $, dépassant les attentes du marché. L'action a initialement progressé après la publication des résultats, puis a reculé dans le contexte des mouvements plus larges du marché.
Les investisseurs qui suivent la reprise d'Intel doivent surveiller l'évolution de la marge brute. L'amélioration de 12,9 points de pourcentage de la marge brute selon les IFRS constitue la preuve la plus concrète que les corrections de fabrication sont réelles. Si cette marge se maintient ou s'accroît au T3 et T4, la thèse de reprise opérationnelle tient la route. Si elle se contracte, les chiffres du T2 commencent à ressembler davantage à un trimestre favorable qu'à un point de bascule durable.
