Message de BlockBeats, le 10 septembre : dans son dernier rapport, Goldman Sachs indique que le yen s'est apprécié de plus de 4 % depuis le début du mois de septembre, une tendance soutenue par un virage plus hawkish de la Banque du Japon et les attentes du marché concernant un réajustement de la répartition des actifs du Fonds d'épargne-pension japonais (GPIF), ce qui pousse les marchés des changes à réévaluer la trajectoire à moyen terme du yen.
Goldman Sachs estime que si le GPIF réalloue une partie de ses actifs des marchés étrangers vers le marché japonais des instruments à revenu fixe, le yen pourrait connaître une appréciation structurelle. Avec un actif sous gestion d'environ 2 000 milliards de dollars, une augmentation de 5 points de pourcentage des allocations en revenu fixe domestique correspondrait théoriquement à environ 100 milliards de dollars de ventes USD/JPY, soit environ la moitié du surplus annuel de la balance courante du Japon, et pourrait également déclencher le délestage des opérations de carry trade en yen accumulées précédemment.
Ce changement se répercutera sur les devises asiatiques. Selon les données rétrospectives de Goldman Sachs depuis 2022, le won coréen est le plus sensible aux mouvements du yen, avec un bêta d'environ 0,45 ; suivent le baht thaïlandais et le ringgit malaisien, tandis que le yuan offshore et le nouveau dollar taïwanais seront également affectés. Le rapport accorde une attention particulière au won coréen : après que le dollar contre le won a atteint environ 1350, les signaux politiques coréens suggèrent que les autorités pourraient considérer ce niveau de change comme acceptable ; la suspension partielle des couvertures de change et des demandes d'achat de devises étrangères pour les investissements à l'étranger par la National Pension Service ralentira la vitesse de l'appréciation du won.
En Asie du Nord, Goldman Sachs maintient sa vision favorable sur la force du dollar de Taïwan par rapport au yuan chinois, et conserve sa position de vente à découvert du yuan hors territoire contre le dollar de Taïwan ; en Asie du Sud, elle maintient une position baissière sur le peso philippin et une position favorable sur le roupie indienne par rapport au peso philippin. Goldman Sachs estime que si le yen continue de s’apprécier, les devises asiatiques entreront dans une nouvelle phase de divergence, et le centre d’intérêt des marchés des changes passera de la tendance unilatérale du dollar à la question de savoir si le retour des capitaux japonais pourra véritablement modifier les flux de capitaux régionaux.
Il convient de noter que l'augmentation de la participation du GPIF dans les obligations japonaises reste une hypothèse de scénario de Goldman Sachs et non une décision officielle déjà mise en œuvre.
