La France exhorte les entreprises de cryptomonnaies à obtenir des licences MiCA avant le 30 juin

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L'AMF de France a incité les entreprises de cryptomonnaies à finaliser leurs demandes de licence MiCA avant le 30 juin. Les opérateurs non autorisés doivent cesser de servir les clients français et déposer des stratégies de sortie. À compter du 1er juillet, seuls les fournisseurs autorisés pourront opérer. La présidente de l'AMF, Marie-Anne Barbat-Layani, a souligné le passage à la phase d'application. Le cadre MiCA inclut des mesures de lutte contre le blanchiment et un système de passeport, mais les incohérences réglementaires restent une préoccupation.
CoinDesk rapporte :

La régulation française des cryptomonnaies entre dans sa dernière phase de transition. L'Autorité des marchés financiers (AMF) exige que les entreprises de cryptomonnaies n'ayant pas encore obtenu une licence MiCA finalisent leur demande d'ici le 30 juin. En l'absence d'autorisation, ces établissements doivent cesser de fournir des services aux clients français et élaborer préalablement un plan de retrait.

À compter du 1er juillet, uniquement les institutions autorisées peuvent exercer des activités.

L'AMF indique que la période de transition en France prendra fin le 1er juillet 2026. À compter de cette date, seuls les fournisseurs de services d'actifs cryptographiques autorisés pourront continuer à offrir des services connexes en France.

Marie-Anne Barbat-Layani, présidente de l'AMF, a déclaré que les institutions concernées doivent désormais finaliser leur demande de licence dans les plus brefs délais et ne pas attendre le dernier moment pour agir. Les déclarations des autorités de régulation signifient que le MiCA en France est passé de l'application transitoire à la mise en œuvre concrète.

Les institutions non approuvées doivent soumettre un plan de retrait.

Pour les entreprises encore non autorisées, l'AMF exige qu'elles élaborent un « plan de sortie ordonné ». Ces dispositions doivent garantir que les clients puissent récupérer leurs actifs ou transférer leurs actifs cryptographiques vers une autre plateforme conforme.

Selon les règles en vigueur en France, les institutions qui continuent d'opérer auprès d'utilisateurs français sans autorisation risquent d'être inscrites sur une liste noire, d'être publiquement averties, et leurs sites web peuvent faire l'objet d'actions judiciaires. Les institutions en infraction peuvent également être soumises à des amendes et à d'autres mesures légales.

Le mécanisme d'interopérabilité de l'Union européenne soulève des divergences

MiCA permet aux entreprises de cryptomonnaies d'offrir leurs services dans les 27 autres États membres après avoir obtenu une licence dans un seul État membre de l'UE. Ce mécanisme est appelé le système de "passeport".

Cependant, la France a exprimé des préoccupations concernant les différences de rigueur dans les procédures d'approbation au sein de l'Union européenne. Certains régulateurs estiment que certains petits marchés, s'ils accélèrent leur processus d'approbation et adoptent des normes plus souples, pourraient devenir des points faibles dans le système réglementaire de l'ensemble de l'UE.

Barbat-Layani a déclaré que, si la France ne partageait pas l'approbation des autorités de régulation des autres États membres, elle pourrait théoriquement empêcher les organismes concernés de s'appuyer sur le mécanisme de passeport pour opérer en France. Elle a souligné que cette situation reflète elle-même des problèmes persistants en matière de coordination réglementaire transfrontalière.

Informations complémentaires : L'évaluation des règles d'accompagnement de MiCA au niveau européen se poursuit. Bruxelles a lancé une nouvelle consultation publique sur MiCA, couvrant des sujets tels que les règles relatives aux stablecoins, les lacunes réglementaires dans le domaine de la DeFi et la coopération réglementaire transfrontalière. Précédemment, Coinhouse est devenu l'un des premiers services de cryptomonnaies en France à obtenir une licence MiCA complète.

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