L'AMF de la France a averti d'une mise sur liste noire pour les entreprises de crypto qui ne respectent pas la date limite du MiCA

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L'AMF de France a averti que les entreprises de crypto-actifs ne respectant pas le MiCA (réglementation européenne sur les marchés des crypto-actifs) d'ici la fin du mois de juin pourraient être mises sur liste noire et faire l'objet de sanctions juridiques. Le régulateur a souligné son engagement à appliquer les règles du MiCA et à bloquer le passeport européen provenant d'autres États membres si nécessaire. Les entreprises sont invitées à demander des licences nationales pour éviter des pénalités. L'AMF a également mis en avant la nécessité d'une conformité stricte à la lutte contre le financement du terrorisme (CFT) dans le cadre du processus de régulation.

L'autorité française de régulation des marchés intensifie la pression sur les entreprises de crypto-monnaies alors que la date limite d'octroi de licences de l'UE approche, en avertissant que le non-respect pourrait entraîner de lourdes conséquences. Ce qui se passe - L'Autorité des Marchés Financiers (AMF) a émis des avertissements de plus en plus directs aux entreprises de crypto-monnaies qui ne parviennent pas à obtenir une autorisation de l'UE dans le cadre du règlement Markets in Crypto-Assets (MiCA). Reuters a rapporté ces déclarations jeudi. - MiCA, adopté en 2023, uniformise les règles au sein de l'UE pour l'émission, le commerce et la garde des actifs numériques. Les entreprises doivent déposer une demande de licence auprès des régulateurs nationaux ; une fois accordée, une licence nationale sert de « passeport » pour opérer dans l'ensemble du bloc des 27 États membres. - L'AMF affirme que les entreprises qui n'obtiendront pas les autorisations requises d'ici la fin du mois de juin risquent d'être mises sur une liste noire et de faire l'objet d'actions de mise en œuvre — y compris des poursuites pénales — si elles continuent à servir des clients européens sans autorisation. Lisez l'avertissement du régulateur Marie-Anne Barbat-Layani, présidente de l'AMF, a déclaré aux journalistes : « Il devient très, très urgent de finaliser les demandes de licence. » Elle a réitéré la volonté de la France de placer les entreprises non conformes sur des listes noires et de poursuivre en justice les opérateurs qui ignorent la date limite. Le passeport sous surveillance Barbat-Layani a également réaffirmé la position de la France concernant le passeport : Paris serait prêt à bloquer la portabilité des licences délivrées par d'autres États membres de l'UE si elle estime que ces licences ont été accordées de manière inadéquate. Elle a qualifié une telle mesure de « grave défaillance collective » et a déclaré qu'elle n'est pas le résultat souhaité — mais que la France est prête à agir pour protéger son marché. Contexte et antécédents L'année dernière, les régulateurs avaient exprimé des inquiétudes concernant les différences de vitesse d'approbation au sein de l'UE ; Malte, en particulier, avait attiré l'attention de l'Autorité européenne des marchés financiers (ESMA) en raison de la rapidité de ses approbations. MiCA vise à réduire cette fragmentation en harmonisant la supervision, mais la mise en œuvre et la confiance mutuelle entre les régulateurs nationaux restent cruciales. Comment cela s'inscrit dans le paysage mondial L'initiative réglementaire de l'UE prend de l'ampleur alors que la politique américaine s'éloigne de la posture d'application plus agressive observée sous l'administration précédente et la direction de la SEC. Parallèlement, les législateurs américains ont adopté l'année dernière la loi GENIUS, ciblant les stablecoins, et avancent la loi CLARITY pour clarifier les classifications des actifs numériques — ce projet de loi doit encore faire l'objet d'un vote complet au Sénat et d'une réconciliation entre les chambres avant d'être soumis au Président. Ce que les entreprises doivent savoir Les entreprises de crypto-monnaies opérant en Europe doivent prioriser le dépôt de leurs demandes de licence nationales dès maintenant pour éviter d'être mises sur une liste noire ou poursuivies en justice. Celles qui comptent sur le passeport via un autre État membre doivent suivre à la fois la rigueur réglementaire du pays émetteur et la volonté de la France de bloquer la portabilité si elle juge les approbations insuffisantes. Crédits Image principale créée avec OpenArt ; graphique provenant de TradingView.com.

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