Le bitcoin a de nouveau été vivement critiqué après que l'ancien Premier ministre britannique Boris Johnson ait mis en doute sa légitimité. Ses propos, partagés dans un message du 13 mars 2026 sur X, ont ravivé le débat sur la question de savoir si la plus grande cryptomonnaie du monde est fondamentalement solide ou structurellement défectueuse.
Bitcoin sous pression : ce que la déclaration de Boris Johnson suggère
Dans son message, Johnson réitéré ses doutes de longue date concernant le bitcoin, soulignant que les rapports sur les pertes des investisseurs avaient renforcé son scepticisme. Ses commentaires mettent en lumière les préoccupations liées à la structure de la cryptomonnaie et aux risques potentiels pour les participants.
Cette perspective est en accord avec sa colonne précédente, où il décrivait des individus attirés par des promesses de profit mais perdant finalement des sommes importantes. Un exemple concernait une personne retraitée ayant investi 500 livres sterling dans l'espoir de les doubler, mais qui a passé des années à tenter de retirer ses fonds tout en payant des frais, perdant finalement environ 20 000 livres sterling. Johnson suggère que ces cas illustrent que le bitcoin n'est pas seulement volatil, mais fait également partie d'un écosystème où les investisseurs peuvent faire face à de l'exploitation.
Il a également mis en doute la valeur intrinsèque du bitcoin, le décrivant comme une construction numérique sans soutien physique ni signification culturelle. Johnson a exprimé des préoccupations concernant l'anonymat de son créateur, Satoshi Nakamoto, affirmant que le manque de responsabilité augmente les risques. Ses remarques suggèrent que la dépendance du bitcoin à l'intérêt des investisseurs, ainsi que ses origines décentralisées et opaques, pourraient exposer les participants à des dynamiques rappelant les modèles financiers frauduleux.
Le bitcoin est-il une arnaque de Ponzi ? Les faits derrière cette affirmation
Bien que Johnson suggère que le bitcoin puisse ressembler à une arnaque de type Ponzi, cette comparaison est trompeuse. Une arnaque de Ponzi classique repose sur un organisateur central qui garantit des rendements fixes et paie les investisseurs précédents avec les fonds des nouveaux participants. Le bitcoin, en revanche, n’a aucun opérateur central, aucun rendement promis et aucun mécanisme de redistribution des fonds entrants. Les transactions sont vérifiées par un réseau décentralisé et non par une entité contrôlante.
La valeur du bitcoin provient de la demande du marché ouvert et d'un plafond d'offre fixe de 21 millions de pièces, et non de l'entrée de nouveaux participants. Le réseau est transparent, la participation est volontaire et le protocole impose la rareté et les règles de transaction. Ces facteurs garantissent que le bitcoin ne possède pas les caractéristiques définissant un schéma de Ponzi, comme le souligne Michael Saylor, qui indique que la décentralisation élimine les éléments clés nécessaires à une telle fraude.
Cependant, certaines observations de Johnson reflètent les réalités du marché. La dynamique des prix dépend souvent du sentiment des investisseurs, des tendances d'adoption et de la liquidité, ce qui peut ressembler superficiellement à des schémas de croissance de type Ponzi, particulièrement lorsque des arnaques ou des schémas trompeurs exploitent l'écosystème de cryptomonnaies. Des pertes à haut profil contribuent à la perception du risque, bien que la structure du bitcoin soit fondamentalement différente : il ne promet pas de rendements, n'est pas contrôlé de manière centralisée et permet d'acheter, de vendre et de stocker librement des pièces.
Bien que le bitcoin présente les risques typiques de tout actif volatil, sa conception décentralisée, son fonctionnement transparent et son offre limitée le distinguent d'une pyramide de Ponzi. Les remarques de Johnson mettent en lumière des préoccupations légitimes concernant la perception du risque, mais ne reflètent pas les mécanismes sous-jacents de la cryptomonnaie.


