TL;DR
- Conception basée sur des blobs : des chercheurs proposent de déplacer les données de charge utile d'exécution dans des blobs pour réduire la pression sur la bande passante et améliorer l'évolutivité parmi les validateurs Ethereum.
- Disponibilité des données : Le modèle Block-in-Blobs utilise des engagements cryptographiques et un échantillonnage pour garantir que les données existent sans nécessiter de téléchargement complet.
- Mises à niveau de l'écosystème : La proposition s'aligne sur les travaux plus larges, notamment les flux de travail programmables d'ERC‑8211 et les discussions autour de l'unification du gaz de données.
Le dernier effort de recherche explore une conception qui déplace les données de charge utile d'exécution vers des blobs publiés à côté des blocs sur la blockchain Ethereum, un changement destiné à alléger la pression sur la bande passante et soutenir les objectifs plus larges de scalabilité. L'idée s'appuie sur des travaux antérieurs et répond à la demande croissante en données qui a tendu les validateurs sur l'ensemble du réseau Ethereum. En repensant la manière dont les données essentielles sont empaquetées et vérifiées, les chercheurs visent à simplifier le traitement sans compromettre la sécurité.
Origines de la proposition Block-in-Blobs
Un article récent intitulé “Blocks Are Dead. Long Live Blobs”, co-écrit par Toni Wahrstatter et d'autres contributeurs, présente l'EIP‑8142, également connue sous le nom de Block‑in‑Blobs. Le projet suggère d'encoder les données de transaction directement dans les blobs introduits par l'EIP‑4844, une mise à jour majeure de la feuille de route d'ethereum. Au lieu de télécharger les charges utiles d'exécution complètes, les validateurs vérifieraient des engagements cryptographiques, réduisant ainsi le besoin de réplication massive des données sur le réseau.
Résolution des défis liés à la bande passante et à la disponibilité des données
La proposition cible un goulot d'étranglement créé par l'augmentation des tailles de blocs et des limites de gaz, qui obligent les validateurs à gérer des ensembles de données de plus en plus volumineux. Les blobs, ajoutés lors de la mise à jour Dencun, permettent déjà de commettre les données de manière efficace sans stocker chaque détail sur la chaîne. L'EIP‑8142 étend cette approche en intégrant les données de payload d'exécution dans les blobs, permettant aux validateurs de s'appuyer sur des techniques d'échantillonnage qui confirment la disponibilité des données sans téléchargement complet sur les nœuds Ethereum.

Implications pour les workflows zkEVM et validateurs
Le changement devient plus pertinent dans un avenir façonné par les systèmes zkEVM. Les preuves à connaissance nulle peuvent vérifier l'exécution correcte, mais elles ne garantissent pas que les données sous-jacentes sont accessibles. Wahrstatter souligne que les validateurs vérifient les preuves plutôt que les transactions, ce qui crée un risque de données retenues. Block-in-Blobs vise à combler cette lacune en rendant la disponibilité des données explicite, permettant aux validateurs de prélever des données de blob tout en préservant l'intégrité du modèle de consensus d'Ethereum.
Vers des coûts de données unifiés et des transactions plus intelligentes
Les chercheurs soulignent également des changements potentiels dans la façon dont le réseau prend en compte les données. Aujourd'hui, le gaz d'exécution et l'utilisation des blobs restent séparés, mais un modèle unifié de « gaz de données » pourrait aligner les coûts et réduire les limites chevauchantes. Parallèlement, Biconomy et la piste UX de la Fondation Ethereum font progresser l'ERC‑8211, une norme qui transforme les transactions en flux de travail programmables. Ensemble, ces efforts reflètent une vague plus large d'expérimentations qui façonnent l'évolution à long terme d'ethereum.

