Un responsable de la BCE a averti que les stablecoins risquent de provoquer des retraits massifs et pourraient renforcer la domination du dollar.

iconChainGPT
Partager
Share IconShare IconShare IconShare IconShare IconShare IconCopy
AI summary iconRésumé

expand icon
Isabel Schnabel, membre du directoire de la BCE, a averti que les stablecoins sont exposés à des risques de liquidité et de marchés cryptos, notamment des retraits massifs et des ventes forcées. Lors de la conférence de la Banque de Corée le 1er juin, elle les a comparés aux fonds du marché monétaire. Le marché des stablecoins est évalué à 300 milliards de dollars, avec Tether et USDC détenant 90 % des parts. Les mesures CFT font partie de MiCAR, l'approche réglementaire de la BCE. Les stablecoins en euros restent peu développés et sont principalement utilisés pour le trading cryptographique. La BCE pousse également pour la création d'un euro numérique et d'une CBDC de gros.

Un haut responsable de la Banque centrale européenne a lancé un avertissement franc : les stablecoins, désormais intégrés à la finance de masse, présentent les mêmes faiblesses structurelles qui ont autrefois fait chuter les fonds du marché monétaire — et leur croissance explosive pourrait solidifier discrètement la domination du dollar américain au détriment de l’euro. Isabel Schnabel, membre du directoire de la BCE, a fait ces remarques lors de la Conférence internationale de la Banque de Corée à Séoul le 1er juin. Schnabel a établi un lien direct entre les grandes stablecoins d’aujourd’hui et les fonds du marché monétaire des années 1970 et 2000 : tous deux placent les fonds des investisseurs dans des actifs « sûrs » à court terme, promettent des remboursements au pair ou près du pair, et opèrent largement en dehors du système bancaire réglementé. Cette combinaison, a-t-elle averti, les rend vulnérables aux courses aux retraits et aux ventes forcées — les mêmes dynamiques qui ont gelé les marchés de financement à court terme après que le Reserve Primary Fund ait « cassé la parité » en 2008. Schnabel estime le marché mondial des stablecoins à environ 300 milliards de dollars, avec Tether et USDC représentant environ 90 % de ce total. Les jetons dénommés en euros restent minuscules — environ 500 millions d’euros au total — et environ 85 % du volume des transactions en stablecoin reste confiné aux plateformes de trading crypto, plutôt que dans les paiements ou marchés financiers plus larges. Ces faits sont importants : avec presque toutes les stablecoins dénommées en dollars, leur expansion pourrait approfondir la domination du dollar et affaiblir le rôle de l’euro dans la finance tokenisée. Les régulateurs répondent déjà. Selon les règles de l’UE sur les marchés des actifs crypto (MiCAR), les stablecoins de la zone euro doivent conserver une part minimale de leurs réserves sous forme de dépôts bancaires — 30 % pour les émetteurs ordinaires et 60 % pour ceux d’importance systémique. Schnabel a indiqué que ces règles améliorent la liquidité des réserves mais réduisent la rentabilité des émetteurs, illustrant les compromis entre stabilité et viabilité commerciale. La réponse stratégique de la BCE va au-delà de la régulation. Schnabel a présenté l’approche de la banque comme bipartite : établir des garde-fous pour les stablecoins privées et développer une alternative publique. Ce volet public inclut des travaux sur un euro numérique destiné aux consommateurs et une monnaie numérique de banque centrale de gros via des projets nommés Pontes et Appia. Le message : les autorités du système euro prévoient de concurrencer sur l’infrastructure et la technologie, et non simplement surveiller depuis les côtés. Pour les créateurs de crypto-monnaies et les participants au marché, les commentaires de Schnabel sont un signe clair que le paysage réglementaire et concurrentiel évolue rapidement. Les stablecoins ne sont plus une expérience périphérique — les décideurs les considèrent comme une source potentielle de risque systémique et un levier stratégique dans la concurrence monétaire. Cela signifie que les équipes créant de l’argent tokenisé feront face à des règles plus strictes en matière de liquidité, de réserves et de gouvernance, et devront de plus en plus composer avec des alternatives de monnaies numériques publiques. En bref : les stablecoins s’étendent vers la finance du monde réel, mais les mêmes caractéristiques qui les rendent utiles — convertibilité, liquidité et promesses de stabilité — les exposent aussi aux risques classiques de course aux retraits. Les régulateurs veulent limiter ces risques tout en garantissant que les monnaies souveraines ne soient pas déplacées à l’ère numérique.

Clause de non-responsabilité : les informations sur cette page peuvent avoir été obtenues auprès de tiers et ne reflètent pas nécessairement les points de vue ou opinions de KuCoin. Ce contenu est fourni à titre informatif uniquement, sans aucune représentation ou garantie d’aucune sorte, et ne doit pas être interprété comme un conseil en investissement. KuCoin ne sera pas responsable des erreurs ou omissions, ni des résultats résultant de l’utilisation de ces informations. Les investissements dans les actifs numériques peuvent être risqués. Veuillez évaluer soigneusement les risques d’un produit et votre tolérance au risque en fonction de votre propre situation financière. Pour plus d’informations, veuillez consulter nos conditions d’utilisation et divulgation des risques.