Les médias étrangers estiment que le marché interprète souvent « une entreprise qui perd des centaines de milliards de dollars de capitalisation boursière » comme une perte réelle de liquidités du même montant, mais cela est inexact. La capitalisation boursière est déterminée par le prix des actions et le nombre d'actions en circulation ; après un changement du prix de transaction marginal, la valorisation globale peut être réévaluée rapidement.
La capitalisation boursière de Nike a fortement reculé
L'article cite Nike comme exemple, indiquant que sa capitalisation boursière était d'environ 264 milliards de dollars à la fin de 2021 et est tombée à environ 57 milliards de dollars en septembre 2026, soit une baisse cumulée de plus de 200 milliards de dollars. Toutefois, ses revenus des 12 derniers mois restent d'environ 46,4 milliards de dollars, à peu près stables sur un an.
Cela indique que le retrait du marché ne concerne pas seulement la perception actuelle des ventes, mais aussi les attentes futures en matière de croissance, de marge bénéficiaire et de paysage concurrentiel. L'article souligne que le ratio cours/ventes de Nike est passé d'environ 4,0 fois au cours de l'exercice 2022 à environ 1,2 fois actuellement, avec une contraction notable du ratio cours/valeur comptable et du ratio cours/bénéfice.
Les transactions marginales déterminent la capitalisation totale
L'article indique qu'une variation de la capitalisation boursière ne nécessite pas un flux de fonds réel de taille équivalente. Si le cours d'une action d'entreprise chute, le dernier prix de transaction réduit directement l'évaluation de toutes les actions en circulation, ce qui permet à la capitalisation boursière de diminuer significativement en peu de temps.
Cela ne signifie pas que le compte de l'entreprise a réduit de manière synchronisée un montant équivalent en espèces, ni que les investisseurs ont réellement vendu un volume d'actions équivalent. La capitalisation boursière est essentiellement le prix global attribué par le marché au dernier cours.
Cette logique s'applique également au marché des cryptomonnaies.
L'article souligne que les variations de la capitalisation boursière des actifs cryptographiques suivent également cette logique : après une hausse ou une baisse des prix, la capitalisation totale calculée selon l'offre circulante s'élargit ou se réduit, mais cela ne signifie pas qu'une somme équivalente de fonds a réellement entré ou quitté le marché.
L'article souligne également qu'il ne faut pas évaluer la valeur d'une entreprise ou d'un actif uniquement sur la base de sa capitalisation boursière. Les revenus, les bénéfices, les flux de trésorerie, ainsi que la valeur de l'entreprise après prise en compte de la dette et de la trésorerie, reflètent souvent mieux la situation opérationnelle et la structure financière.


