L'économie du Canada a enregistré sa meilleure performance trimestrielle en plus de trois ans au T2 2026, avec une croissance du PIB réel annualisée s'établissant à environ 3,4 %. Cela dépasse largement la prévision de la Banque du Canada de juillet, à 2,5 %, et marque un retournement marqué par rapport à la croissance nulle de 0,0 % au T1 et à la contraction de 0,2 % au T4 2025.
Qu'est-ce qui a poussé le rebond ?
L'extraction de pétrole et de gaz a mené la charge côté offre. Le commerce net a également connu un retour en force, notamment dans le secteur automobile. La consommation des ménages et les investissements des entreprises ont complété le tableau.
Les données mensuelles de Statistique Canada racontent une histoire claire d'une prise de momentum suivie d'un refroidissement doux. Avril a enregistré une expansion robuste de 0,6 % mois sur mois (révisée à la hausse par rapport aux estimations antérieures), suivie d'une croissance de 0,3 % en mai et d'une estimation rapide de 0,2 % pour juin.
de ce dont le Canada se remettait
Les tarifs américains imposés sur certaines exportations canadiennes ont perturbé les flux commerciaux, affectant potentiellement environ 5 % des exportations totales du pays. Parallèlement, un ralentissement de l'immigration a réduit la croissance démographique, pesant sur l'offre de main-d'œuvre et rendant les indicateurs économiques par habitant encore plus mauvais que les chiffres globaux.
La dernière fois que le Canada a connu une croissance trimestrielle aussi forte, c'était au T1 2023, lorsque le PIB a augmenté à un taux annualisé de 4,3 %.
Le nuage de tarifs n'a pas disparu
Des institutions comme la RBC, la TD et Desjardins ont relevé leurs estimations pour le T2 à une fourchette comprise entre 2,8 % et 3,4 %, mais leurs orientations futures restent prudents. Les prévisions de PIB annuel pour l'ensemble de l'année 2026 reflètent cette prudence, avec des projections de croissance annuelle situées autour de 0,7 % à 0,9 %.
Le dollar canadien a trouvé un certain soutien dans les données, échangé près de 1,385 par USD. Une partie de cette stabilité provient du passage du Canada à un excédent du compte courant au T2.
