Selon un communiqué de BlockBeats, le 13 janvier, BlackRock a récemment publié son rapport de perspective mondiale pour 2026. Le rapport souligne que les investissements massifs dans l'infrastructure de l'intelligence artificielle entraînent un phénomène où « le micro est macro », entraînant des défis tels qu'une augmentation de l'effet de levier et une illusion de diversification. Dans l'ensemble, BlackRock maintient une position favorable au risque (pro-risk), surpoids sur les actions américaines (particulièrement celles liées à l'IA), et anticipe des opportunités prometteuses pour les investissements actifs.
Trois thèmes d'investissement clés du rapport :
Micro est macro :L'infrastructure de l'intelligence artificielle est dominée par un petit nombre de sociétés, et les dépenses de capital sont si importantes qu'elles peuvent influencer l'économie macroéconomique. Les investissements pourraient atteindre 5 à 8 billions de dollars (2025-2030), soutenant la croissance économique américaine en 2026 (la contribution des investissements serait trois fois supérieure à la moyenne historique).Même si le marché du travail ralentit, il demeure résilient. Toutefois, il demeure incertain que les recettes soient suffisantes pour couvrir les dépenses, ainsi que la part qui revient aux géants de la technologie. Le rapport souligne que l'IA pourrait accélérer l'innovation, mais les révolutions technologiques majeures des 150 dernières années n'ont jamais modifié la tendance à long terme d'une croissance annuelle de 2 % aux États-Unis. Cependant, une « percée de croissance » (growth breakout) semble désormais envisageable.
Effet de levier : Les investissements initiaux massifs des constructeurs d'IA, associés à des recettes retardées, entraînent une augmentation de la levier du système.Cela crée une vulnérabilité, d'autant plus que les dettes publiques sont élevées. On privilégie donc le crédit privé et le financement de l'infrastructure. On adopte une position tactiquement sous-poids sur les obligations d'État à long terme (comme les Treasuries américaines), car un haut niveau d'endettement et une hausse du coût du capital sont défavorables à ces actifs.
Mirage de la diversification : sous l'effet d'une tendance dominante, une allocation traditionnelle axée sur la diversification peut en réalité ressembler à un pari concentré.Les investisseurs doivent activer le portefeuille pour gérer les risques, maintenir la flexibilité de leur portefeuille (avoir un plan B), et rechercher des sources de rendement uniques provenant des marchés privés et des fonds spéculatifs.
Le rapport souligne particulièrement que,BlackRock considère les actifs numériques, et notamment les stablecoins, comme l'infrastructure (le réseau) des paiements et des règlements, plutôt que comme des actifs spéculatifs à part entière. Les stablecoins sont perçus comme un "chemin numérique en dollars", évoluant progressivement d'outils natifs de la cryptomonnaie vers des ponts reliant le système financier traditionnel à la liquidité numérique, s'étendant notamment aux paiements transfrontaliers et aux systèmes de règlement, particulièrement dans les régions où les systèmes traditionnels sont lents, coûteux ou fragmentés.Le rapport suggère que le chiffrement s'intègre progressivement dans la finance de masse, que les stablecoins mûrissent en tant qu'infrastructures, soutenant le flux de liquidité mondiale et se superposant à la finance traditionnelle.
