Les développeurs de bitcoin ont créé un prototype permettant la récupération du wallet en cas d'urgence de sécurité liée à l'informatique quantique.
Le prototype utilise des preuves zk-STARK pour vérifier la propriété sans exposer les clés privées.
La solution protège environ 6,9 millions de bitcoin vulnérables aux attaques quantiques futures.
La génération de la preuve prend 50 secondes, utilise 12 Go de RAM et génère un fichier de 1,7 Mo.
Les développeurs de bitcoin ont créé un prototype fonctionnel pour protéger les wallets contre les attaques quantiques, permettant aux utilisateurs de récupérer leurs fonds même si des changements de sécurité d'urgence sont activés.
La solution traite les risques affectant jusqu'à 6,9 millions de BTC et signale des mesures proactives en vue d'une sécurité quantique du bitcoin.
Bitcoin : Prototype conçu pour une urgence quantique
Un développeur senior de bitcoin et PDG de Lightning Labs, Olaoluwa Osuntokun, a présenté un prototype fonctionnel qui protège les wallets contre les menaces de l'informatique quantique. Le système permet aux utilisateurs de récupérer leurs fonds même si bitcoin désactive les mécanismes de signature vulnérables lors d'une urgence quantique.
L'outil utilise des preuves cryptographiques zk-STARK pour vérifier la propriété du wallet sans révéler les clés privées. Cela signifie que les utilisateurs pourraient toujours déplacer leurs fonds même si la méthode de signature actuelle devient insécurisée.
Le prototype génère une preuve en environ 50 secondes sur un MacBook standard, utilise environ 12 Go de RAM et produit une preuve de vérification de 1,7 Mo. Entre-temps, les développeurs affirment que les performances pourraient encore s'améliorer avec un code de production optimisé.

Pourquoi c'était nécessaire : Menace croissante des ordinateurs quantiques
Les wallets bitcoin reposent sur la cryptographie à courbe elliptique, qui est sécurisée contre les ordinateurs classiques. Toutefois, les ordinateurs quantiques exécutant l'algorithme de Shor pourraient théoriquement dériver les clés privées à partir des clés publiques.
Des recherches récentes suggèrent que de telles attaques pourraient être possibles plus rapidement que ce qui était précédemment attendu. Environ 6,9 millions de bitcoin dans des wallets plus anciens et de style Taproot possèdent déjà des clés publiques exposées, les rendant des cibles potentielles à l'avenir.
Pour se défendre contre cela, les développeurs pourraient déployer un soft fork d'urgence qui désactive les chemins de dépense vulnérables. Mais cela crée un nouveau problème : de nombreux wallets deviendraient indisponibles, même pour leurs propriétaires.
Comment cela résoudra-t-il la sécurité du bitcoin ?
Le nouveau prototype résout ce problème en permettant aux utilisateurs de prouver leur propriété via le chemin de dérivation de leur phrase secrète. Cela leur permet de récupérer leurs fonds même si la méthode de signature standard est désactivée.
Ce développement réduit le risque de blocage permanent des fonds lors d'une mise à niveau de défense quantique. Il montre également que les développeurs de bitcoin préparent des mesures face à des menaces de sécurité à long terme.
Les ordinateurs quantiques capables de casser le bitcoin n'existent pas encore. Toutefois, des recherches suggèrent que les délais pourraient se raccourcir. Le nouveau prototype offre à la communauté une solution fonctionnelle avant que la menace ne devienne réelle.
Si nécessaire, le système pourrait être intégré dans les futures mises à jour, permettant aux utilisateurs de migrer en toute sécurité leurs fonds en cas d'urgence quantique tout en gardant le bitcoin sécurisé.


