Arthur Hayes critique la loi CLARITY, exhorte Trump à exercer son droit de veto

iconCryptoBriefing
Partager
AI summary iconRésumé
Arthur Hayes, cofondateur de BitMEX et CIO de Maelstrom, a critiqué le Digital Asset Market CLARITY Act lors de Consensus Miami en mai 2026, exhortant le président Trump à veto le projet de loi. Il a affirmé que la réglementation des actifs numériques n'améliorerait pas les fondamentaux du bitcoin, car son prix est déterminé par l'offre mondiale de monnaie fiduciaire. Le CLARITY Act, H.R. 3633, vise à clarifier la juridiction entre la SEC et la CFTC. Il a été adopté par la Chambre en juillet 2025 et par la commission des finances du Sénat en mai 2026. Toutefois, des défis politiques persistent, notamment les revenus crypto rapportés de Trump. Les analystes estiment à 13 à 18 % la probabilité de son adoption d'ici début septembre 2026. Les préoccupations liées au CFT (Countering the Financing of Terrorism) compliquent également son parcours.

Arthur Hayes souhaite que Washington garde ses mains loin du Bitcoin. Le cofondateur de BitMEX et PDG de Maelstrom s'est engagé contre le Digital Asset Market CLARITY Act, affirmant que la législation proposée n'apporterait rien à la valeur fondamentale du Bitcoin et exhortant le président Trump à la veto si elle venait un jour atterrir sur son bureau.

Sa thèse centrale est brutalement simple : le prix du bitcoin est une fonction de la quantité de monnaie fiduciaire existante dans le monde. Les régulations sont irrélevantes pour cette équation.

Hayes trace une ligne rouge

S'exprimant à Consensus Miami en mai 2026, Hayes a exposé sa position avec sa franchise caractéristique.

Publicité

« Si le bitcoin et les crypto-monnaies avaient besoin de régulations pour survivre, ils ne vaudraient pas un cent. »

Hayes affirme que « l'institutionnalisation » du bitcoin par la réglementation risque de centraliser un actif dont la valeur repose sur la décentralisation. Pour Hayes, le moteur de valeur du bitcoin est monétaire : plus de dollars imprimés signifient que chaque dollar achète moins, ce qui fait augmenter le prix du bitcoin en dollars. Aucune loi du Congrès ne change cette équation.

Le parcours difficile de la loi CLARITY à Washington

La législation contre laquelle Hayes s'élève, officiellement connue sous le nom de H.R. 3633, vise à établir des limites juridictionnelles claires entre la SEC et la CFTC concernant les actifs numériques. Elle a été adoptée par la Chambre en juillet 2025 par un vote de 294 contre 134. Le projet de loi a été approuvé par la commission des banques du Sénat par un vote beaucoup plus serré de 15 contre 9 en mai 2026, et son élan s'est depuis arrêté.

Un point de blocage majeur concerne les dispositions éthiques. Les rapports selon lesquels Trump a gagné plus de 1,4 milliard de dollars grâce à des initiatives liées aux crypto-monnaies ont considérablement compliqué la situation politique. Trump a lui-même réuni des dirigeants de la crypto au White House en août 2026 pour promouvoir ce qu'il a appelé une « version équitable » de la loi, la présentant comme essentielle pour maintenir la compétitivité des États-Unis à l'international.

Au début septembre 2026, les analystes estiment les chances de passage du projet de loi à seulement 13 à 18 %. Certains le considèrent comme effectivement mort avant un éventuel vote de clôture.

Une scission philosophique avec des conséquences réelles sur le marché

La position de Hayes le met en désaccord avec une partie significative des voix les plus puissantes de l'industrie de la crypto. Les principales plateformes d'échange, les gestionnaires d'actifs et les groupes de pression ont dépensé des années et des millions de dollars pour promouvoir exactement le cadre réglementaire proposé par la CLARITY Act. Leur argument est simple : des règles claires attirent le capital institutionnel, le capital institutionnel fait grimper les prix, tout le monde gagne.

Le bitcoin a connu des hausses de prix notables pendant les périodes où Trump a exprimé son soutien à des politiques favorables aux crypto-monnaies. Mais Hayes maintient que les cadres juridiques ont peu d'effet sur la valeur fondamentale du bitcoin et servent principalement les intérêts des entités financières établies.

Clause de non-responsabilité : les informations sur cette page peuvent avoir été obtenues auprès de tiers et ne reflètent pas nécessairement les points de vue ou opinions de KuCoin. Ce contenu est fourni à titre informatif uniquement, sans aucune représentation ou garantie d’aucune sorte, et ne doit pas être interprété comme un conseil en investissement. KuCoin ne sera pas responsable des erreurs ou omissions, ni des résultats résultant de l’utilisation de ces informations. Les investissements dans les actifs numériques peuvent être risqués. Veuillez évaluer soigneusement les risques d’un produit et votre tolérance au risque en fonction de votre propre situation financière. Pour plus d’informations, veuillez consulter nos conditions d’utilisation et divulgation des risques.