Le 23 juillet 2026, lors de son événement Advancing AI 2026 à San Francisco, AMD a lancé les modules système AI Kria et une plateforme complète de développement robotique construite autour des nouveaux processeurs Ryzen AI Embedded X100 Series.
La plateforme X100 intègre un CPU, un GPU, un NPU et un FPGA dans une architecture mémoire unifiée, ce qui signifie que chaque élément de calcul partage le même pool mémoire au lieu d'échanger des données entre des puces distinctes.
AMD compare directement sa plateforme avec le Jetson Thor T5000 de Nvidia. L'entreprise affirme un avantage de 3,4 fois en termes de capacités de traitement en temps réel, 2,3 fois plus d'agents simultanés en cours d'exécution et 1,6 fois plus de capacité CPU disponible après l'exécution de ces charges de travail. Elle affirme également une amélioration de 3 fois des performances FP32 dans des tâches spécifiques de traitement de signaux.
La plateforme repose sur la norme COM-HPC, une spécification matérielle ouverte qui permet aux développeurs de remplacer des modules sans avoir à redessiner l'ensemble du système. AMD construit également sa pile logicielle autour de ROS 2, ainsi que de ROCm, le framework de calcul GPU d'AMD. Les schémas sont accessibles publiquement.
L'entreprise a annoncé un réseau de partenaires en robotique en parallèle du lancement du matériel. Le premier adoptant le plus concret est Foundation Future Industries, qui migre ses robots humanoïdes Phantom vers la plateforme X100. Foundation Future Industries travaillait précédemment avec des configurations Nvidia et Intel.
AMD fournit des FPGA et des SoC adaptatifs depuis des années via son acquisition de Xilinx, alimentant souvent discrètement les systèmes de contrôle dans les équipements d’automatisation industrielle. La marque Kria existait déjà en tant que plateforme embarquée basée sur des FPGA. Ce qui a changé, c’est le niveau d’intégration, regroupant sous un même toit tous les types de calcul dont les développeurs ont besoin, et lui offrant une pile logicielle adaptée à l’ère de l’IA.
Pour les développeurs, l'écosystème logiciel ROCm, bien qu'en amélioration, reste en retard sur CUDA en termes de maturité des outils. Ce écart est le principal risque qu'AMD doit combler.
