
Le Guide suprême iranien, Moujtaba, a rencontré les hauts responsables de la sécurité pour réaffirmer les conditions de la fin de la guerre contre les États-Unis et discuter de la gestion du détroit d'Ormuz. Il semble que la visite hier des hauts responsables militaires d'Arabie saoudite, de Turquie et du Pakistan en Iran ait eu un certain effet. En réalité, l'Iran accorde une grande importance à cette réunion des pays membres de l'accord de La Mecque. Depuis des années, l'Iran s'efforce de mettre en place un ordre régional qui isole Israël et exclut les États-Unis. Cette réunion d'aujourd'hui constitue un pas dans cette direction, bien que minime. Pour l'instant, la forme prime probablement encore sur le fond. Mais les divergences persistent. Selon le New York Times d'hier, les médiateurs qatariens poussent un accord en plusieurs étapes prévoyant que les États-Unis et l'Iran accomplissent, dans un délai de cinq jours, une série de concessions mutuelles, notamment la réouverture par l'Iran du trafic commercial dans le détroit d'Ormuz et la levée par les États-Unis du blocus maritime sur les ports iraniens. Le principal obstacle à cet accord réside dans l'ordre précis des mesures de concession. L'Iran a précédemment exprimé un pessimisme quant à la possibilité d'un accord, craignant qu'après des concessions, il ne subisse encore une nouvelle attaque militaire. Le point clé à venir sera le résultat des prochaines élections israéliennes, notamment la trajectoire de Netanyahou.
