
Des dizaines de milliards sont désormais détenus sur chaîne via la tokenisation, stimulés par le crédit privé et les produits du marché monétaire. Pourtant, face aux centaines de trillions des marchés traditionnels des capitaux, cela reste un arrondi. Les raisons sont structurelles : propriété légale floue, plateformes fragmentées qui divisent la liquidité, règles incohérentes à travers les frontières et marchés secondaires peu profonds. Le règlement instantané semble puissant, jusqu’à ce que les institutions perdent les buffers de gestion des risques auxquels elles sont habituées. L’échelle vient de la résolution de ces lacunes : droits juridiques clairs, interopérabilité réelle, liquidité plus profonde, et une focalisation d’abord sur les usages à haute vitesse comme les collatéraux et la trésorerie à court terme. Faites cela, et même une pénétration modeste des classes d’actifs existantes se traduit par des milliers de milliards. Les premiers chiffres prouvent que cela fonctionne. Le prochain chapitre consiste à éliminer les dernières frictions.
