
Il existe un moment où une technologie commence à aider à construire elle-même. Anthropic vient de publier des données suggérant que ce moment a déjà commencé. En mars 2024, Claude pouvait accomplir des tâches de environ 4 minutes de manière autonome. > Un an plus tard : 1 h 30. > Aujourd’hui : 12 heures. Si cette courbe se poursuit, des tâches qui prennent des jours pourraient entrer dans le domaine du possible encore cette année. Des tâches de plusieurs semaines, peut-être dès 2027. 80 % du code entrant aujourd’hui dans la base de code d’Anthropic a été écrit par Claude. En 2024, ce chiffre était à un chiffre. L’ingénieur typique de l’entreprise effectue désormais 8 fois plus de fusions de code par jour qu’auparavant. Pas parce qu’il travaille plus. > Parce que Claude écrit, teste, débogue et corrige tandis que l’humain révise. Anthropic appelle cela un auto-amélioration récursive : une IA aidant à construire la prochaine génération d’elle-même. > Ils disent qu’ils n’y sont pas encore arrivés. Mais les données publiées aujourd’hui montrent que le chemin est déjà parcouru. > La boucle commence à se fermer. > Ce n’est pas une projection pour l’avenir. Ce sont des données internes montrant ce qui se passe déjà. La question qui subsiste : si l’IA aide déjà à construire la prochaine IA, que contrôlent exactement les humains dans ce cycle ?
