L'ambassadrice commerciale des États-Unis, Jamieson Greer, affirme que les négociations sur l'accord États-Unis-Mexique-Canada progressent rapidement. Voilà la bonne nouvelle. La moins bonne nouvelle : seuls deux des trois pays mentionnés dans l'accord semblent agir avec une quelconque urgence.
Greer mène des discussions bilatérales avec le Mexique depuis mars 2026, en passant par un processus d'examen conjoint avant l'échéance de l'examen sixième annuel de l'accord le 1er juillet 2026. À cette date, les États-Unis ont formellement refusé de renouveler l'USMCA dans sa forme actuelle, signifiant que l'accord actuel ne suffit pas à réduire les déficits commerciaux ou à garantir la sécurité des chaînes d'approvisionnement. Les dispositions actuelles restent en vigueur tandis que les deux parties négocient des améliorations.
Qu'est-ce qui est vraiment sur la table
L'USMCA est entré en vigueur en 2020, remplaçant l'ALENA. Sa structure incluait une révision obligatoire tous les six ans, un point de contrôle où les trois parties décident de maintenir l'accord en vigueur ou d'en proposer des modifications.
Les sujets clés à l'étude couvrent un large éventail : règles d'origine pour les biens industriels, dispositions en matière de sécurité économique, normes du travail, agriculture, protections environnementales, et les industries de l'acier et de l'aluminium. Le renforcement des exigences en matière de contenu régional se situe en haut de la liste des priorités, aux côtés de la lutte contre les barrières non tarifaires, telles que l'accès au marché américain des produits laitiers.
Une troisième série de discussions entre les États-Unis et le Mexique est prévue pour la semaine du 20 juillet 2026.
L'absence remarquée du Canada
Greer a déclaré que le Canada retarde dans les négociations commerciales en cours, qui se sont jusqu'à présent concentrées presque exclusivement sur des discussions bilatérales avec le Mexique.
Le Canada est le plus grand partenaire commercial des États-Unis, et tout réaménagement significatif de l'architecture commerciale nord-américaine qui n'inclut pas Ottawa est, par définition, incomplet. Les États-Unis et le Mexique fixent les termes de la discussion, et le Canada risque d'avoir à accepter un cadre qu'il n'a pas aidé à concevoir.
Pourquoi la crypto et les marchés financiers devraient s'en préoccuper
Les dispositions de l'USMCA sur le commerce numérique, les flux transfrontaliers de données et la réglementation des services financiers ont des implications directes sur le fonctionnement des entreprises de fintech et d'actifs numériques à travers les frontières nord-américaines. L'USMCA original incluait des dispositions couvrant l'interdiction des droits de douane sur les produits numériques et la protection du code source. Toute négociation révisée ouvre la porte à la mise à jour, au renforcement ou éventuellement à la restriction de ces dispositions.
Alors que les États-Unis encouragent des règles d'origine plus strictes et une production régionale accrue, la demande pour un suivi transparent et vérifiable de la chaîne d'approvisionnement augmente. Les solutions de chaîne d'approvisionnement basées sur la blockchain se positionnent précisément pour ce type d'environnement réglementaire, où les gouvernements exigent une preuve d'origine et de conformité à chaque étape.
La décision des États-Unis de ne pas renouveler l'USMCA dans sa forme actuelle introduit une couche d'incertitude que les marchés devront intégrer. Les dispositions existantes de l'accord restent en vigueur pour l'instant, mais tant qu'un accord révisé n'est pas signé, les entreprises opérant à travers ces frontières font face à un paysage réglementaire ambigu.
Les investisseurs qui suivent les marchés nord-américains doivent accorder une attention particulière à la troisième série de négociations entre les États-Unis et le Mexique prévue à la fin juillet. L'entrée éventuelle du Canada dans des négociations substantielles constituera un autre point de bascule crucial, car un accord trilatéral modernisant les dispositions sur le commerce numérique pourrait créer l'un des cadres les plus intégrés au monde pour les opérations transfrontalières de fintech.
