L'administration Trump construit une architecture tarifaire plus permanente pour remplacer les barrières commerciales temporaires qui ont défini sa politique économique de second mandat. La nouvelle approche cible les importations provenant de 60 économies en s'appuyant sur la section 301 de la Trade Act de 1974, fondée sur des allégations selon lesquelles ces pays n'ont pas fait suffisamment pour interdire les biens produits avec du travail forcé.
Des pouvoirs d'urgence à quelque chose de plus solide
La Cour suprême a annulé de nombreux tarifs imposés dans le cadre de pouvoirs d'urgence, notamment ceux mis en œuvre lors de ce que l'administration a appelé la « Journée de la libération » en février 2026. Ce jugement a créé un trou béant dans la stratégie commerciale de la Maison Blanche.
Un tarif global temporaire de 10 % imposé en vertu de la section 122 a comblé le déficit, mais il est prévu qu'il expire en juillet 2026.
L'administration a lancé une enquête sur les pratiques de travail forcé en mars 2026. Le représentant américain au commerce a déterminé que 60 économies n'avaient pas imposé ni appliqué des interdictions adéquates contre les importations produites avec du travail forcé. Les auditions publiques sur la question ont commencé le 7 juillet 2026, avec des commentaires écrits à soumettre avant le 6 juillet.
Les taux de droits proposés sont répartis en deux niveaux. Les pays ayant des interdictions partielles sur les produits fabriqués par du travail forcé subiront un droit de 10 %. Les pays n’ayant aucune interdiction seront soumis à un droit de 12,5 %.
La partie d'échecs légale
La section 301 permet aux États-Unis d'imposer des droits de douane en réponse à des pratiques commerciales « déraisonnables » ou « discriminatoires » de gouvernements étrangers. Le Congrès a adopté la Uyghur Forced Labor Prevention Act en 2021, et l'application douanière concernant le travail forcé s'est intensifiée pendant des années. L'utiliser comme fondement juridique pour imposer des tarifs généralisés à 60 économies constitue une extension importante de ce concept.
Ce que cela signifie pour les marchés et les investisseurs
Les secteurs fortement dépendants des importations provenant des économies ciblées, notamment l'électronique, la fabrication et les biens de consommation, pourraient subir une compression de marge à mesure que les coûts augmentent. Le contexte de la recherche note que des industries sensibles telles que l'électronique et l'intelligence artificielle pourraient faire l'objet d'un fort lobbying au fur et à mesure que la politique se déroule.
Les coûts d'importation plus élevés sont transférés aux consommateurs, ce qui signifie que les données d'inflation pourraient surprendre à la hausse à la fin de 2026.
