Cette vague d'enthousiasme autour de l'IA commence à ressembler de plus en plus à ce que l'on voyait juste avant la bulle internet.
Beaucoup pensent que l'IA augmentera l'efficacité et réduira les coûts, donc elle est naturellement bénéfique pour l'économie.
Mais la réalité pourrait être exactement l'inverse.
Vous constaterez que les géants technologiques mondiaux dépensent follement.
Ils construisent des centres de données, achètent des puces, s'arrachent l'électricité, et étendent leurs serveurs.
Microsoft, Google, Amazon, Meta : chacun investit encore plus que le précédent.
L'IA n'a même pas encore libéré pleinement sa productivité, mais les fonds pour les infrastructures sont déjà largement dépensés.
Le problème, c'est que ces investissements ne sont pas gratuits.
L'électricité devient de plus en plus chère, la puissance de calcul aussi, et les coûts de construction des centres de données ne cessent d'augmenter.
Si ces coûts se répercutent finalement sur l'économie, l'inflation pourrait ne pas baisser aussi facilement que beaucoup le pensent.
Et le point le plus dangereux du marché actuel est :
tout le monde croit en l'avenir de l'IA, mais très peu calculent combien d'argent cette folie va réellement coûter.
Au cours de la dernière année, de nombreuses actions liées à l'IA sur le marché américain ont vu leurs cours exploser.
La valorisation de nombreuses entreprises a déjà anticipé les croissances prévues pour les prochaines années.
Chaque révolution technologique dans l'histoire s'est déroulée ainsi :
le chemin de fer, l'électrification, internet.
La technologie a fini par changer le monde, mais au milieu du processus, quelqu'un a toujours exagéré l'histoire et fait monter les prix trop haut.
Je commence donc à penser de plus en plus :
une bulle autour de l'IA ne signifie pas nécessairement que l'IA est une illusion.
Au contraire.
Souvent, ce sont les véritables grandes avancées qui génèrent les bulles les plus faciles.
La différence réside uniquement dans cela :
la technologie finira par concrétiser sa valeur.
Mais le cours des actions, lui, n'en sera pas forcément témoin.