
Même lorsqu’un réseau de couche 2 gère son propre système de preuve et son modèle de compte, il peut toujours hériter des hypothèses cryptographiques de la couche qui réglera ses preuves et stockera ses données. La disponibilité des données est souvent assurée par des blobs, et la couche de messagerie de pont peut s’appuyer sur des précompilations spécifiques de courbes elliptiques. Ces composants deviendront post-quantiques uniquement lorsque la couche de règlement aura achevé sa migration. Jusque-là, la sécurité de bout en bout d’un rollup ne peut pas dépasser la sécurité de sa couche de règlement pour les propriétés qui dépendent de cette couche. La feuille de route publiée par @Starknet sépare explicitement les travaux sous son contrôle, tels que les remplacements de hachage, les mises à niveau des signatures au niveau du compte et les outils de migration, des travaux dépendant de la couche de règlement. La récente discussion de gouvernance non contraignante sur la recherche d’un chemin layer-1 indépendant est une manière d’évaluer si supprimer cette dépendance est souhaitable. Une chaîne indépendante pourrait fixer son propre calendrier pour les signatures de consensus, la disponibilité des données et la conception du pont, mais elle renoncerait également aux relations de sécurité et de liquidité existantes liées au règlement sur une autre chaîne. Le compromis n’est donc pas purement technique ; il implique des hypothèses sur les vitesses relatives de migration, les risques liés au pont et les effets sur l’écosystème. Documenter clairement cette dépendance, plutôt que de prétendre à une indépendance totale prématurément, constitue en soi une forme de transparence cryptographique. Les utilisateurs et les développeurs peuvent alors évaluer le niveau d’exposition résiduelle restant et déterminer si des mesures supplémentaires sont justifiées tandis que les composants externes rattrapent leur retard.
